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Des militaires malgaches prennent leur envol avec le 2e RPIMa

Ecrit par Gaetan Dumuids – le samedi 20 juin 2026 à 06H59

Après plusieurs jours de formation encadrée par le 2e RPIMa, 56 militaires malgaches ont reçu leur insigne de parachutiste, jeudi 18 juin 2026, lors d’une cérémonie organisée à la caserne CMA Dupuis, à Saint-Pierre.

Sur le sol réunionnais, la coopération militaire avec Madagascar a pris de la hauteur. Jeudi 18 juin 2026, des militaires malgaches ont reçu leur insigne de parachutiste à la caserne CMA Dupuis, à Saint-Pierre, au terme de plusieurs jours de formation assurée par le 2e RPIMa.

Au total, 56 stagiaires répartis en trois groupes de sauts ont participé à cette instruction opérationnelle. Une formation destinée à renforcer les liens entre le 2e régiment de parachutistes d’infanterie de marine et le bataillon de parachutistes de Madagascar.

Une coopération entre deux régiments parachutistes

Pour le capitaine Vincent, chef du détachement d’instructions opérationnelles du brevet parachutiste, l’objectif de cette formation est d’abord de mieux se connaître.

« Nous avons des enjeux de sécurité communs dans la zone, donc il semble essentiel que nous ayons une connaissance mutuelle entre nos deux régiments, entre le 2e régiment de parachutistes d’infanterie de marine et le bataillon de parachutistes de Madagascar », explique-t-il.

L’instruction visait aussi à partager les savoir-faire et à former les militaires malgaches sur du matériel détenu par les forces françaises. Le tout, insiste le capitaine, dans « un respect mutuel ».

Intervenir par les airs

Au-delà du symbole, cette formation a une dimension opérationnelle. Le brevet parachutiste permet aux militaires d’intervenir par les airs, dans ce que les militaires appellent « la troisième dimension ».

« La formation au brevet parachutiste permet l’intervention via la troisième dimension, donc de faire un assaut vertical pour atterrir sur une zone de mise à terre et ensuite débuter une opération de type infanterie », détaille le capitaine Vincent.

Les stagiaires malgaches ont donc été formés à des techniques qui peuvent être utilisées dans des opérations nécessitant une projection rapide sur le terrain.

Des risques partagés dans la zone

Cette coopération s’inscrit aussi dans un contexte régional. La France et Madagascar partagent des enjeux de sécurité dans le sud-ouest de l’océan Indien, notamment face aux risques pouvant toucher la zone.

« Les risques sont assez connus et les menaces sont les mêmes pour la France et Madagascar. Et grâce à cette coopération, nous pouvons y faire face en étant unis », souligne le capitaine Vincent.

Des liens appelés à se poursuivre

Pour le 2e RPIMa, cette formation ne relève pas d’une action isolée. Le capitaine Vincent rappelle que les relations militaires entre La Réunion et Madagascar s’inscrivent dans une histoire plus longue.

« Nos liens avec Madagascar sont historiques et ne cessent de se renforcer. Il y a une vraie coopération entre nos deux pays », affirme-t-il.

Une coopération appelée à durer. « C’est complètement pérennisé et ça va se poursuivre dans l’avenir », ajoute le chef du détachement d’instructions opérationnelles.

Etiquettes : Madagascar | PU1 | RPIMA

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