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"Villa Mascarine" : Une bourde de l'IRT qui crée préjudice...

Le 9 décembre dernier, 12 acteurs de la filière touristique ont reçu le label "Réunion Qualité Tourisme" à l'occasion d'une remise de diplôme. Cette labellisation garantit aux touristes un accueil, une restauration et un hébergement de qualité. Cyrille et Isabelle, gérants de la villa Mascarine à Saint-Leu, n'y étaient pas. Ils ont tout d'abord été invités, puis l'IRT est revenue sur sa décision après un malentendu. Récit.
Ecrit par zinfos974 – le samedi 26 décembre 2009 à 18H56

Villa dans un écrin de verdure, chambres chaleureuses, vue panoramique... Cyrille et Isabelle ont décidé de changer de vie et depuis le mois d'octobre 2007, ils ont ouvert la "Villa Mascarine" qui propose des maisons d'hôtes de charme et meublés de tourisme. C'était très bien parti.

"Dès le début de notre installation, nous avons cherché à nous faire connaître et à gagner en notoriété", expliquent-ils. L'une des solutions les plus efficaces étant d'être classé et d'obtenir une labellisation. A la Réunion, une centaine de ces hébergements possède le label "Gîtes de France", une vingtaine celui de "Clévacances" et deux "Fleur de soleil".

"On a opté pour le label Clévacances, et toujours dans un souci de reconnaissance, on a demandé à l'IRT (Ile de la Réunion Tourisme) à pouvoir bénéficier de la charte RQT (Réunion Qualité Tourisme)", explique Cyrille. Résultat, au bout de deux ans, deux clients seulement ont choisi la villa Mascarine pour son label Clévacances. Autant dire que les répercussions ont été très faibles. D'autant que pour chacun de ces labels, des budgets sont alloués pour aider les différentes prestations. Cyrille et Isabelle sont donc d'autant plus étonnés de n'avoir rien pu obtenir.

"C'est un scandale"

Alors quand le rappel de cotisation pour 2010 est arrivé, au mois de juillet 2009, Cyrille et Isabelle ont eu matière à hésiter. "500 euros ! Les retours sont faibles et en plus nous payons beaucoup plus que nos confrères de métropole", s'insurge Cyrille. Surpris de cette situation, les gérants ont cherché à savoir ce que la vingtaine d'autres personnes adhérentes à ce label pensaient. "C'est un scandale, m'ont dit certains au téléphone", rapporte Cyrille.

Finalement une dizaine d'entre eux ont décidé de se rencontrer, puis de demander un rendez-vous auprès de la direction de l'IRT. "On leur a expliqué que ce label nous coûte mais ne nous rapporte rien. On a également demandé pourquoi on paie plus qu'en métropole et l'IRT nous a répondu, 'ce sera à vous de décider ce que vous ferez de 50% de la cotisation ajoutée'. Etonné de la réponse, Cyrille n'a pas souhaité éclaircir d'avantage ces propos : "J'ai simplement décidé de ne plus poursuivre avec le label Clévacances en ne payant pas la cotisation 2010".

On aurait pu croire que l'histoire s'achèverait là. Parallèlement, le dossier RQT suivait son cours. "Le 15 septembre dernier, on a reçu un courrier de l'IRT disant qu'on avait le droit de porter la marque RQT. Bonne nouvelle pour nous. Nous devions alors nous rendre à une remise de diplômes de l'IRT le 9 décembre", se souvient Cyrille. Mais il y a dix jours, l'IRT leur envoie un courrier stipulant que parce qu'ils résilient leur adhésion au label Clévacances, ils ne peuvent être RQT, car il faut être classé.

Le client mystère se trompe de chambre...

Cyrille et Isabelle ont bien tenté de l'expliquer au directeur de l'IRT : La "villa Mascarine" est bel et bien classée, c'est uniquement le label Clévacances qu'ils n'ont plus. Pour eux, il s'agit là d'une erreur d'appréciation qui les empêche aujourd'hui d'obtenir la fameuse marque RQT... Pour L'IRT, label et classement vont dans le même sac !

Avant de donner la reconnaissance RQT, des membres de l'IRT se font passer pour des clients afin de contrôler la prestation. C'est ce qu'on appelle la méthode du "client mystère". "C'est ce qui a été fait chez nous mais le client mystère a réservé une chambre d'hôtes (pas de classement nécessaire) au lieu du meublé tourisme. Ils ont donc affirmé que comme ce qui a été visité n'était pas classé, on ne pouvait pas être RQT", souligne le gérant.

Après insistance, la venue d'un nouveau client mystère leur a finalement été proposé pour rétablir une situation qui, aujourd'hui, leur porte préjudice...

 

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