Kendjy, 12 ans, myopathe, attend une maison adaptée

La myopathie de Kendjy Mardama est aujourd’hui à un stade avancé. Il ne peut se déplacer seul qu’en fauteuil roulant. Sa mobilité exige aujourd’hui beaucoup d’effort et de grands sacrifices. Ainsi pour aller de son lit à la salle de bains, aux toilettes ou en dehors de la maison pour ses soins, ses parents doivent le porter, car l’habitation n’a pas été conçue pour permettre à un fauteuil roulant d’y circuler.
Une fois Kendjy qui ne voulait pas solliciter sa mère à tenté de se débrouiller sans elle, il est tombé et s'est blessé aux genoux. Cet accident qui l’a cloué au lit, a eu des effets néfastes sur sa santé. Soutenus désormais par l’association "Ti pas, ti pas" engagée dans la médiation sociale, les parents de Kendjy ont lancé un SOS, alors que cela fait un an que la mairie suit le dossier.
Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu entre l’élue déléguée au logement et les parents de l’enfant. “Elle n’a fait que prendre des notes jusqu’à maintenant”, regrette l’association "Ti pas, ti pas". La maman du garçon, devant tant de lenteur et une attente qui n’en finit pas, a même sollicité le maire Eric Fruteau.
“Le dossier de Kendjy doit être une priorité”, indique l’association "Ti pas, ti pas". En fait, la municipalité souhaite “prioriser” le dossier sur une opération de RHI. Parmi les maisons en construction, il y a un logement adapté à l’handicap de l’enfant.
Toutefois, cette opportunité est liée à un impératif : il faut être certain du désistement du locataire prioritaire. “Nous attendons cette information de Bourbon Bois. Si le désistement est confirmé, la famille Kendjy sera en tête de liste pour avoir la maison en question”, explique Patrice Boyer, directeur de cabinet du maire.
De son côté, l’association "Ti pas, ti pas" poursuit son action de sensibilisation de la population. Une pétition circule et les bénévoles de l'association envisagent de solliciter Nassimah Dindar.


