[Interview] Le récit du braquage par Fabrice Marouvin

On en sait un peu plus sur l'enchaînement des événements lors du braquage du Super U de Saint-Paul survenu ce jeudi 3 août vers 20H.
La tentative de cambriolage est l'oeuvre de plusieurs individus -entre 3 et 5 selon les différents témoignages- dont au moins un armé d'un fusil à pompe qui n'a pas hésité à ouvrir le feu sur un vigile qui l'ont surpris, lui et ses acolytes, à l'intérieur du supermarché, à proximité de la salle du coffre contenant la recette du jour. Ce qui laisse à penser qu'ils étaient bien renseignés et connaissaient parfaitement la configuration des lieux.
Les pompiers sont arrivés les premiers sur les lieux. Ils ont été très surpris de voir partir en courant sous leurs yeux au moins deux des cambrioleurs, juste avant que n'arrivent les forces de l'ordre et le GIGN et que ces derniers ne bouclent le secteur. A ce moment-là les pompiers portaient secours à ce vigile, blessé par arme à feu, visiblement par un fusil à pompe selon les premiers témoignages - mais les jours de cet agent de sécurité ne sont pas en danger.
A leur arrivée, les gendarmes spécialisés dans ce type d'interventions à hauts risques ont commencé par repousser les badauds qui se massaient par centaines, afin d'assurer un périmètre de sécurité. Puis il ont cherché à déterminer si les braqueurs et des otages se trouvaient encore dans le supermarché.
Ce n'est que vers 22h30 qu'ils ont donné l'assaut. Ils sont rapidement tombés sur une caissière en état de choc qui avait réussi à se cacher dès le début du braquage. Elle a rapidement été exfiltrée. Puis les hommes du GIGN ont passé au peigne fin la totalité des pièces de la grande surface, sans résultat. Les cambrioleurs avaient manifestement pris la poudre d'escampette avant leur arrivée.
A noter qu'aucun coup de feu n'a été tiré par les forces de l'ordre pendant leur assaut.
L'hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie a été appelé en renfort pour balayer, avec ses projecteurs le secteur du centre ville de Saint-Paul et ses environs, de Plateau Caillou jusqu'à Grande Fontaine avant d'aller se ravitailler à Saint-Denis, vers 22h30. L'heure à laquelle l'identification criminelle a pu investir le supermarché.


