Escroqueuse compulsive : j’arnaque… et vas te faire mettre !

Julie Somnica, la trentaine bientôt, est une arnaqueuse compulsive. Elle a besoin d’arnaquer ; elle ne peut s’en empêcher et personne n’y peut mais.
Elle a un TOC, maladie obsessionnelle compulsive, ça s’appelle, et personne n’a jamais songé à la faire analyser par un psy.
Elle a une vie sociale, n’a pas besoin d’argent mais ne peut s’empêcher de voler, d’arnaquer. Elle est manifestement malade, cela se comprend immédiatement à son CV judiciaire. Cela s’appelle de la cleptomanie, c’est dans le Larousse.
On se demande bien alors, et son avocate avec nous, ce qu’elle faisait devant ce tribunal… où elle n’a d’ailleurs pas daigné se montrer.
Elle a blousé tout le monde !
Julie a déjà été plusieurs fois condamnée pour vols divers, escroqueries à ne plus savoir qu’en faire. Ce coup-ci, il lui était reproché 21 faits de vols ou d’escroqueries. Alors qu’elle purgeait déjà une peine avec sursis. Elle continuait cependant à taz la guèle domoune…
Cette fois, entre septembre 2013 et juillet 2016, malgré les avertissements avec sursis du tribunal, elle a arnaqué, le mot n’est pas trop faible, 17 personnes dont sa soeur et sa belle-mère.
Oui ! Elle a baisé sa propre famille. Une famille qu’elle aime, tous les témoignages le disent mais c’est plus fort qu’elle.
Julie n’est pas astucieuse : son territoire « de chasse » est limité, SaintPierre, Petite-Île, Saint-Jopseph. Sans penser une seule seconde que ses victimes pourraient éventuellement la reconnaître.
Pire… elle n’a pas vraiment besoin d’argent. Lorsqu’elle fait par exemple un faux chèque pour payer sa facture à la crèche de ses enfants, elle refuse l’aide gentiment proposée par la directrice de lui monter un dossier à la CAGF :
« Non ! Je n’’ai aucune gêne financière, merci.
La gueule de la victime !
De ses chéquiers volés, il en va de toutes les tailles, de quelques euros à plusieurs centaines du même nom.
Cette femme est diplômée, comptable, titres qu’elle a utilisés pour se faire embaucher ici ou là. Une de ses astuces est à souligner ; elle volait un chéquier puis se présentait au guichet bancaire, prétendant qu’elle avait changé d’adresse. Avec le passeport ou la CNI, passez Muscade !
La gueule de la victime quand elle apprenait qu’elle était interdite bancaire et qu’en outre, elle n’habitait plus chez elle…
Et cela a duré ainsi longtemps. Grâce à « sa facilité de contacts, au talent de comédienne », soulignés par le procureur Saunier.
« Moi, interdit bancaire ? Moi ? »
Lorsqu’elle fut interrogée par les policiers, cette surprenante dame a juste dit, concernant une de ses victimes :
« C’était pour le faire chier ! » (sic !)
Il s’avérera ensuite que ses argument étaient faux comme un âne qui recule : cet employeur n’avait aucun tort envers elle.
Julie arnaqué tout ce qu’elle pouvait blouser. Des sociétés bien sûr, mais plus grave, des gens qu’elle aime.
Sa famille. Sa sœur. Sa belle-mère « parce que je croyais qu’elle faisait du tort à mon père ».
Elle a causé un souk pas possible dans des sociétés qui se sont retrouvées en interdit bancaire en raison des ses chèques. C’est pas rien.
« Un souk pas possible ! »
La partie civile eut beau jeu de mettre en avant la cagade auprès des banques et des employés des sociétés où fut employée cette dame.
Le procureur Saunier a tiré à la MG-42 contre ce fuyant « qui a été très fuyant dans ses interrogatoires, repoussant plusieurs fois ses convocations… qui continuait ses arnaques pendant le temps des indulgences du tribunal, dépouillant son entourage, de mauvaise foi ! Il s’est même acheté une voiture avec un chéque volé » !!! »
Qui va payer ? Toi, moi, je, tu, il, nous…
Me Panurge, défenderesse de l’accusé, l’a reconnu d’emblée : « Cette tâche est difficile » ».
C’est le moins que l’on puisse dire.
Julie a été condamnée à : 18 mois fermes dont 6 avec sursis ; obligation de réparer les dégâts ; interdiction d’émettre un chèque durant 5 ans ; révocation d’un ancien sursis de 3 mois ; et dédommagements suivants : 4.346,40 +2.000 + 500 + 500 +4.671+ 2.000… C’est beaucoup ?
Je suis de votre avis : avec quel revenu va-t-il casquer l’addition ?


