Ouverture de la saison cyclonique 2009/2010 : "La sécurité civile est l'affaire de tous"

La saison cyclonique 2009/2010 est officiellement ouverte. Le préfet a rencontré les représentants des communes, des TPE/PME de l'île ainsi que les services de secours et les services des forces de l'ordre ce matin. Pierre-Henri Maccioni a rappelé l'obligation de chacun de s'organiser, que ce soit les collectivités locales, les administrations, les opérateurs publics ou privés, entreprises et particuliers. "Si l'État exerce un rôle de chef d'orchestre dans l'organisation et le pilotage, la sécurité civile est l'affaire de tous. Chacun à son niveau doit décliner un dispositif qui lui est propre, en cohérence avec l'organisation départementale".
Le plan cyclone inchangé
Le plan cyclone reste le même que l'année dernière. La pré-alerte cyclonique signifie que la menace est potentielle dans les jours à venir (plus de 24h) et qu'il faut se tenir informé. L'alerte orange veut dire que le danger sera au plus près de nos côtes dans les 24h. Lorsque l'alerte rouge est déclenchée, le danger est imminent et la population a trois heures pour rejoindre son domicile.
La phase de sauvegarde
Instaurée dès cette année, la phase de sauvegarde arrive après l'alerte rouge et signifie que la menace est écartée, mais il reste des dangers. Cette phase peut être maintenue sur certains secteurs et pas les autres. Elle permet au préfet de maintenir fermées certaines routes et écoles si la situation l'exige.
Moins de laissez-passer pour limiter "les dérives"
La pratique généralisée des laissez-passer instaurée en 2002 a été supprimée en 2008. Par contre, les services de secours et les collectivités locales peuvent autoriser telle ou telle personne à circuler pour "une mission avalisée par le COP (Centre d'Opération Communal)". Le préfet annonce que la remise des laissez-passer, qui ne seront valable qu'une journée, se fera à travers un système plus "restrictif" et l'attribution de manière "plus fine et plus ordonnée". En 2007, 5.000 laissez-passer ont été délivrés, contre 500 en 2007. Pour le préfet, avoir une accréditation "ne dédouane pas les chefs d'entreprises de la responsabilité pénale et personnelle".
Enfin, pour répondre à la demande d'un élu présent ce matin à la réunion d'information, le préfet prendra contact avec le Rectorat, pour que les professeurs d'histoire-géographie dans les lycées et les collèges étudient avec leurs élèves le tableau des alertes et consignes officielles.


