Les perturbaquoi ?

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques concurrentes de nos hormones qui peuvent perturber des fonctions de notre corps.
La testostérone et les oestrogènes sont les hormones qui sont principalement atteintes par les perturbateurs endocriniens. Les plus vulnérables sont les femmes enceintes, les fœtus, les femmes qui allaitent, les enfants, les adolescents.
Des malformations notamment de l’appareil génital peuvent se voir chez les nouveau-nés ; des troubles de la puberté, une atteinte de la fertilité avec diminution des spermatozoïdes, une augmentation des fausses couches, des naissances prématurées , une augmentation des cancers du sein, de la prostate, mais pas seulement, des troubles neurologiques et troubles du comportement sont quelques-uns des troubles rapportés aux perturbateurs endocriniens.
On a pu relier l’augmentation impressionnante des cas d’obésité, de diabète à l’utilisation de certains perturbateurs endocriniens comme co-facteurs des troubles de la nutrition et de la sédentarité.
Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que certains signes liés aux perturbateurs endocriniens peuvent se retrouver à la génération d’après, voire à celle qui suit celle-ci, comme on a pu l’observer avec le Distilbène® largement prescrit pour éviter les fausses couches entre 1948 et 1977.
Mais qui sont ces perturbateurs endocriniens ? Pesticides, plastiques, cosmétiques.
Bénéfiques au début de leur utilisation, les «pesticides » comme le DDT pour l’éradication du paludisme, des composants des plastiques ou de résines, comme le bisphénol A bien connu, (en principe retiré du marché en 2015 (des biberons en 2013)mais qui peut encore persister ) ou des composants de produits cosmétiques se sont avérés « toxiques » selon leur dose, leur emploi, leur demi-vie.
Ils sont généralement utilisés sur le plan personnel à des doses très inférieures à la dose journalière admissible. Mais la dose compte moins que la période d’exposition ; l’utilisation de nombreux produits favorise un « effet cocktail » et leur addition prédispose à de nombreuses pathologies.
Combien de pesticides dans notre environnement ? De la prise anti-moustique au collier antipuces , du Roundup® qu’on évite car on le connait mieux, sans se douter que le glyphosate, préconisé en remplacement pour enlever les mauvaises herbes en est un des constituants toxiques, du traitement antipoux au pulvérisateur antimoustique, anti cafards, antifourmis, en passant par le traitement anti-cochenille des plantes vertes sans compter tous ceux qui se concentrent dans légumes et fruits que nous mangeons et ceux dans les eaux de boissons.
Alors faut-il avoir peur de tout ? Pouvons-nous tous les éliminer ? La réponses est NON.
Le gouvernement peut-il laisser sur le marché des produits toxiques ? Ce denier est soumis à la Commission de Bruxelles condamnée pour ne pas avoir donné de définition des perturbateurs endocriniens : préalable posé par les industriels pour reconnaitre la toxicité de ces produits. Certains produits reconnus comme cancérigènes par l’OMS, sont encore vendus. Un intense et puissant lobbying lutte pour conserver ses énormes avantages financiers au détriment de la santé humaine.
Cette Méd’Océane veut Informer le public, les femmes en âge de procréer ou enceintes, et donner quelques pistes pour mieux connaitre les perturbateurs endocriniens de notre quotidien et empêcher leur accumulation dans notre corps, dans notre environnement et contribuer à préserver notre santé.
Docteur Marie Claude GALLAND. Membre de Med’Océan


