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Bernard Picardo : "Que les décrets de la Lodeom soient publiés le plus rapidement possible"

Dans le cadre de la Commission interministériel de l'Outre-mer (CIOM), créée par décret publié le 19 février 2009 au Journal Officiel, la Chambre des métiers et de l'artisanat, qui a un taux de croissance de 5 à 6 points par an à La Réunion, s'attend à ce que le gouvernement contribue à la mise en place d'un environnement favorable au développement des entreprises, notamment à travers un allègement des taxes.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 2 novembre 2009 à 11H49

"Que les choses repartent et qu'il y ait de la croissance" souhaite Bernard Picardo, président de la Chambre des métiers et de l'artisanat. C'est ce vendredi, que Nicolas Sarkozy donnera les grandes lignes des engagements du gouvernement sur l’ensemble des huit thèmes de travail et de réflexion des États généraux.

La création d'entreprise est en baisse cette année et la Chambre des métiers et de l'artisanat de l'île attend l'application des décrets de la Lodeom, "pour redonner un certain souffle à nos entreprises", notamment avec l'allègement des taxes professionnelles, de la taxe du foncier bâti et non bâti ainsi que des impôts sur les sociétés. Selon Bernard Picardo, les entreprises attendent à ce qu'il y ait "plus de lisibilité sur la défiscalisation" et "que les décrets de la Lodeom soient publiés le plus rapidement possible", ce qui contribueraient aussi à ce que  "les activités repartent chez nous".

"Le développement de la production locale", un vecteur de croissance

Le développement de la production locale, "c'est un vrai pari pour nous" indique Bernard Picardo, qui rappelle qu'à ce jour, la Réunion vit dans "une économie de comptoir". Il s'attend à ce que "l'État nous donne les moyens de s'organiser sur une production locale" insiste le président de la Chambre des métiers et de l'artisanat. Il y aurait trop d'importations et le défi serait de "créer de la richesse chez nous". Il met également l'accent sur le fait qu'il y a "de vraies compétences et un vrai savoir-faire dans nos entreprises aujourd'hui".

Il est nécessaire de rehausser le seuil de la taxe complémentaire, qui est aujourd'hui fixé à un chiffre d'affaire supérieur ou égal à 500.000 euros, "pour que nos entreprises ne soient pas touchées" affirme Bernard Picardo. Ce dernier fait remarquer à juste titre que "si on enlève la taxe professionnelle mais qu'on doit donner une contribution complémentaire et qu'au final nos entreprises sont plus pénalisées, ce n'est pas intéressant".

Bernard Picardo rappelle que les artisans ont "un rôle de cohésion sociale" dans la société. "Nous contribuons à l'aménagement du territoire. Il y a de quoi faire et nous nous battrons pour garder notre place".

 

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