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La Toussaint : Ce matin, “dès l'aube...”

Ce matin, “dès l'aube, à l'heure où” bleuit la montagne, Ils partiront. Ils seront des centaines à quitter leur maison, pour se rendre aux cimetières. C’est un moment que certains préparent depuis longtemps. C’est un rendez-vous qu’ils ne veulent pas manquer.
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 1 novembre 2009 à 08H20

A pied, en bus ou en voiture, sous le soleil ou la pluie, avec parasol ou parapluie, chapeau ou capeline, certains feront le tour de l’île des cimetières. 


Il y aura ceux qui “marcheront les yeux fixés sur leurs pensées, sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit”. Il y aura aussi celle ou celui : “seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, triste, pour qui le jour est comme la nuit”.


Il y aura enfin ceux qui seront heureux de retrouver autour de la tombe des défunts, des membres de leur famille ou proches, perdus de vue depuis La Toussaint de l’année dernière. La mort fait aussi se rencontrer les vivants. 


Si Victor Hugo, s’en allant voir sa fille Léopoldine, “ne regardera ni l'or du soir qui tombe, ni les voiles au loin descendant vers Harfleur”, “mettra sur sa tombe un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur”, à Trois-Bassins, Petite-Ile, Salazie ou Sainte-Marie, les vases seront remplis d’œillets, glaïeuls, marguerites, gerberas et de lilas en fleur.

 

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