Lettre aux T.O.S. de la Région
Aucune image à la une trouvée pour cet article.
Je voulais remercier le Quotidien pour son article du 23 septembre faisant de la situation des "ex tos" de la Région, en leur donnant un peu d’espoir, enfin ce si il en reste. Ce transfert des T.O.S. comporte bien de revers. Beaucoup de choses ont été dites, promises, mais la réalité est tout autre. Le syndicat SACRE cité, ne doit sa réussite et sa position dominante, que par le vote par correspondance des agents TOS en poste dans les lycées, et beaucoup d’irrégularité n’ont pas été évoqués dans l’article. Le SNAEN à l’époque, était le garant d’une transition réussi pour la Région. Mais le prix à payer, se sont les TOS qui l’assument.
Les dirigeants du SNAEN, se sont bien gardés de divulguer la finalité des arrangements passés. Certaines vérités mériteraient d’être dites.
Mr (...), (...) du SNAEN, est en poste dans un lycée de Saint-Pierre, et bénéficie d’une décharge syndicale de 800 heures (soit 50% de son temps de travail), d’après un document émanent des services de l’Etat, et pour compléter les 807 heures restantes à accomplir par ce serviable agent les services de la Région, ont mis à la disposition du lycée, un agent sous contrat. Non seulement que Mr (...) ne travaille pas, il est payé avec l’indexation dû aux fonctionnaires, se fait financer ses déplacements et ses voyages par le biais des adhésions syndicales, et en plus l’argent du contribuable finance le travail qu’il n’effectue pas.
Mr (...), (...) du SNAEN, s’est négocié un poste de responsable d’une Equipe Mobile Automobile, alors que cette structure territoriale doit être sous la responsabilité d’un agent de catégorie « B », avec une spécialité en mécanique automobile. Mr Bauge n’est qu’un OEA (ouvrier d’entretien et service), et de surcroit, en refusant son intégration à la Région veut garder son statut d’agent d’état pour garder ses 35% d’indexation à la retraite. Depuis son arrivée à la Réunion, sa fulgurante ascension lui confère un statut de leader, mais beaucoup de gens de sa famille bénéficie de ses largesses. Tous les membres de son entourage en poste dans les établissements scolaires de la Réunion aujourd’hui, ont surement pris les postes qui revenaient légitimement aux précaires qui ont donné des années de leur vie, et ont été remerciés par l’Education Nationale.
Les valeurs du syndicalisme, l’engagement de soi au service des autres, n’ont plus aucun sens auprès des TOS, et que les services de la Région cautionnent ces pratiques, la fin de la corporation des TOS au service des élèves, est appelé à disparaitre, et les ATEC (c’est comme cela qu’on les appelle maintenant) seront le fruit d’une instrumentalisation politique, au gré du vent et des marées (politique, cela va de soit).


