Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

L’affaire Babef : l’arbre qui cache la forêt

Ecrit par zinfos974 – le lundi 14 septembre 2009 à 18H17

Aucune image à la une trouvée pour cet article.

A la lecture de la presse, je voudrais préciser quelques points pour bien différencier les vessies des lanternes. Les citations ont été collectées par-ci, par-là dans les journaux.

1. "déjà occupant", "opération de régularisation", "de squatters ils sont devenus contribuables".
Évidemment la question sociale mérite réflexion et action. Mais, il est de notoriété publique qu’à la Possession, ce sont les élus de la majorité qui ont placé et qui placent des familles sur du terrain communal, sans aval du conseil municipal, sans critères objectifs, dans la plus grande opacité et dans des conditions de prix très avantageuses. Les années passent, puis on monte une RHI ou on régularise, la main sur le cœur. Sauf qu’à chaque fois on trouve un certain nombre de familles qui, à l’évidence, ne relèvent pas d’une problématique sociale ! Les copains d’abord !
Je vous invite à lire le rapport de la C.R.C.R concernant la RHI Tamarin Sarda, rapport parfaitement explicite sur les points évoqués, tout comme sur le clientélisme et le favoritisme sous-jacent. Babef n’est en ce sens qu’un épiphénomène au regard de l’ampleur de la pratique. Il est donc surprenant que le Parquet isole l’affaire Babef alors qu’il est parfaitement au courant de ce qui se passe sur la commune de la Possession.

2. "La parcelle ne vaut rien car inconstructible en l’état…" (il s’agit du terrain Babef)
Cette zone a été classée AUp en 2005 (constructible mais relève de l’habitat insalubre au PLU). Pourtant on y trouve surtout de très belles villas et même un immeuble qui n’ont rien à voir avec les projets prévus dans le PLU pour cette zone. Dans cette même zone, à 50 m du terrain de Babef, la SCI PIERRE DE LUNE a payé le terrain au prix de 148 euros le m2 (très bon prix au demeurant). Et on vient nous dire que le terrain ne vaut rien !

3. Madame Rivière : "Je dépose comme tout le monde des demandes de permis de construire et j’attends".
C’est à voir !
Ce qu’il faut savoir, c’est que le maire signe ses permis de construire. Ainsi, il ne peut pas prétendre qu’il n’est pas informé. Il sait donc parfaitement ce qui s’est tramé et se trame à Ravine à Malheur. Un exemple parmi des centaines d’autres : "SCI GRAND AIR" connaît bien Madame Rivière, obtenu le 19/10/1999 un permis de construire pour quatre logements à Ravine à Malheur. Au final il y en a huit. Pourtant madame Rivière obtiendra la conformité le 12/12/2001.

Conclusion : Heureusement le mensonge ne tue pas !

J P F

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :