Le journal du "Vaticon"
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À la mort de Ted Kennedy, "lion" de la gauche et dernier patriarche de la dynastie, nombreux sont ceux qui lui ont rendu un hommage unanime, certains, comme le libéral Gordon Brown, avec une pointe de démagogie, me semble-t-il. Il sera regretté sur "chaque continent" aurait-il déclaré.
Sa famille a salué son "combat infatigable" pour la justice sociale et contre la pauvreté, Jimmy Carter qui fut son adversaire lors des primaires démocrates de 1980 a salué "une vie entièrement dévouée aux pauvres".
Barack Obama a rendu hommage à "une figure unique dans l’histoire américaine". Il a également demandé que les drapeaux américains soient mis en berne à la Maison Blanche et sur les bâtiments fédéraux. "Pour sa famille, il était un gardien, pour l’Amérique, le défenseur d’un rêve", a-t-il ajouté. "Son rêve" d’un "système de santé de qualité pour tous les américains s’accomplira cette année grâce à son rôle d’entrainement", selon la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.
Ted Kennedy, surnommé le "lion du Sénat", icône de la gauche américaine, avait fait de la santé et de l’éducation ses deux grands chevaux de bataille. Au Sénat il présidait la commission santé. Il est décédé en plein combat pour réformer le système de l’assurance maladie aux Etats-Unis.
En 1985 il est l’auteur d’une loi anti-apartheid pour imposer des sanctions économiques à l’Afrique du Sud. En 1986 il est élu à la présidence de la commission santé au Sénat et s’engage pour des progrès dans les domaines de la justice sociale et de la santé. En 2002, avec d’autres sénateurs, il s’oppose au projet d’invasion de l’Irak par Georges Bush.
Toutes ces actions justifient l’hommage qui lui est rendu, même si tout n’est pas aussi rose. Cependant pour faire tache comme d’habitude et montrer qu’ils sont toujours aussi rétrogrades, le journal du "Vaticon" a déploré à Rome, "ses prises de position sur l’avortement", balayant d’un revers de main toutes ses prises de positions courageuses en faveur des plus pauvres parmi les américains.
Il y a des claques qui se perdent pour parler poliment.
Claude POTHIN
Sources : Presse quotidienne locale


