Attaques de requins : comparaison n'est pas raison

Hier, je publiais un courrier fustigeant l'attitude minable du Monde, titrant le soir de la mort du petit Elio : "les moustiques tuent 80 .000 fois plus que les requins"... histoire de relativiser le drame.
Juste une question, rien du tout : quels moustiques ?... où ? Et quels requins ?... où ?
Au-delà de l'indécence, du procédé abject consistant à relativiser l'indicible -la mort atroce d'un enfant innocent- nous allons démontrer brièvement la stupidité abyssale du procédé. Et la malhonnêteté extraordinaire émanant de journalistes censés apporter un éclairage, un peu de hauteur, sur l'actualité. En fait d'éclairage, ce réverbère journalistique est juste bon à recevoir les honneurs des clébards du coin, et encore. Une honte pour la presse et une injure faite à l'intelligence humaine.
Aujourd'hui c'est un autre périodique d'obédience bobo-parigot-écolo-sans-cerveau qui nous sert la soupe indigeste : Libération. Une chose est sûre : avec des papiers de ce niveau, les neurones du lecteur ne seront pas trop stimulés. En fait de Libération, on devrait plutôt parler d’aliénation.
Les idées biocentristes/animalistes de la vieille Brigitte B. aurait-elles gangréné les rédactions parisiennes ? En quoi ces comparaisons sont-elles grotesques ? A qui profite le crime ?
DES COMPARAISONS QUI INSULTENT L’INTELLIGENCE (mais c'est pas grave les gens sont débiles ?)
- "Les noix de coco tuent 7 milliards (au bas mot) de fois plus que les requins" (sic."Aquarium et onanisme magazine")
- "Les moustiques tuent 80. 000 fois plus que les requins (d'après l'imMONDE)
- "Les méduses 56.789 fois plus" (d'après "Lobotomie Magazine")
"Les serpents 789.154 fois etc etc ... on peut dresser un inventaire à la Prévert avec toutes les bestioles de la Terre ; et même, allez savoir, les pizzas margaritas avalées de travers sont-elles sans doute plus dangereuses que des requins bouledogues de 3m50, élevés et marqués par l'IRD de la Réunion (éleveur de champions)?...
Ces comparaisons ne valent rien car comparer des choux et des navets, qui plus est en des lieux et époques différents, ça ne vaut rien : des statistiques mondiales foireuses -dont on se sait d'où elles sortent- appliquées à un cas très particulier. Des mises en balance honteuses, la mort d'un être humain à la Réunion vs celles de poissons dans le monde entier...
----> Un risque s'analyse-t-il "dans l'absolu", ou bien au regard de son occurrence à un endroit donné et à un moment donné ?
Parlez-en à un assureur : peut-on utiliser des statistiques mondiales rassurantes sur les vols de scooters pour en conclure qu'à Marseille et dans les quartiers Nord, il ne sert à rien d'attacher son deux-roues la nuit ?
Ridicule, n'est-ce pas ?
C'est pourtant cette bouillie que nous servent les grands intellectuels des rédactions parisiennes, après chaque drame à la Réunion.
Autre exemple, le cas "noix de coco" : dans l'absolu, il existe certainement plus de décès dus aux chutes de noix de coco que par attaques d'ours polaires. Est-on pour autant autorisé à expliquer à un eskimo qu'il peut laisser ses enfants gambader librement à côté des sympathiques plantigrades ? Le Monde, Libé ou encore cette bouse qu'on appelle "Le Parisien" iront-ils expliquer à cet eskimo qu'il devrait plutôt se méfier des noix de coco ?
Je pense qu'il n'est point besoin de pousser la démonstration plus avant : on voit bien que ces comparaisons, en plus d'être douteuses d'un point de vue moral, sont juste, intellectuellement... de la merde.
POURQUOI DES INTELLECTUELS AUTOPROCLAMES VÉHICULENT-ILS CETTE NON-PENSEE FÉCALE ?
1/ Les dom sont des objets d'information ou plutôt d'articles faciles et "exotiques" pour les rédactions parisiennes : la Réunion c'est un peu Tombouctou pour eux. Ils n’hésitent pas à placer St Gilles dans le Sud de l'île (l'Express d'hier) et sont outrés quand on leur fait la remarque. Déjà beau qu'ils acceptent de parler de ces territoires lointains "qui coûtent cher à la France". Le domien est un macaque, ou un canard sauvage comme dirait ma grand-mère, comprenez-le bien. Un dom, c'est pour eux comme un vaste foyer Sonacotra : avec eux on fait du social, alors quand le foyer brûle, qu'ils la ferment, déjà qu'on filme !
Donc le dom est objet, pas sujet. En l'espèce les attaques de requins à la Réunion sont un MOYEN de diffuser une propagande écolo-animaliste à pas cher, sans contradicteur et avec des "experts" (biologistes marins) à portée de main, au musée océanographique de Melun ou de Clichy-Sous-Bois.
2/ LE requin mascotte de la biodiversité en danger et réceptacle de la misanthropie 2.0
C'est connu l'être humain est très vilain, massacre tout, est la pire espèce qui soit. Le requin, en revanche, chef-d’œuvre de l'évolution (qui prendrait des gens pour des tortues, curieux pour un poisson hi-tech) qui était là avant nous (encore un argument qui tue) et qui est dans son milieu que c'est très beau la nature, c'est magnifique. Certes. mais QUELS REQUINS ? OU ?
Qu'importe ! LE requin est menacé, crie-t-on ! ... Ah ?
LE requin ?
LE chien ?
Il existe plus de 500 espèces de requins : des grands et des petits, des jolis et des pas beaux, des pélagiques et des côtiers, des dangereux et des pas dangereux... et surtout des requins dont l'espèce est menacée et d'autres non.
Parler "du" requin dans l'absolu est super con, aussi idiot que les comparaisons sus-évoquées : mais c'est très pratique pour vendre la soupe à Brigitte facho et à Paul Watson-Hulot.
Justifier les attaques de requins bouledogues - espèce SÉDENTAIRE non menacée, non protégée et la plus dangereuse du monde - à la Réunion, par le massacre d'autres requins menacés, inoffensifs et pélagiques, ailleurs dans le monde c'est comme partir du principe que puisque le teckel à mamie est gentil je peux lâcher des rottweilers dressés à l'attaque dans une école primaire pendant la récréation.
Et pourtant les gogos de l'écologie 2.0 raffolent de ces non-raisonnements.Tout comme les rédactions parisiennes et même parfois réunionnaises.
Conclusion : voilà la teneur exacte des arguments des animalistes, des ONG adeptes du green washing et des têtes de gondoles qui leur sont attachées, les Watson, Hulot et Bardot, soutenus qu'ils sont par ces flèches d'EELV, eux-mêmes soutenues (ça coûte rien, moins que dossier nucléaire) par le PS voire l'UMP... et même le FN via son égérie à poil dru Brigitte B.
Et nos amis biologistes marins de l'IRD de cautionner "scientifiquement" ces affirmations grotesques... et d'appuyer en versant à leur tout dans les adages passe-partout et économiques en neurones, ainsi pour Marc Soria de l'IRD péi, adepte de la pensée magique : "la nature a horreur du vide". Il le sort à toutes les sauces celui-là, notamment pour s'opposer à la pêche de poissons... sédentaires, que sont nos chers requins bouledogues...
Voilà où nous en sommes rendus.
Alors face à autant d'injustice, de chosification des victimes d'attaques, de négationnisme, faudra pas s'étonner si ça part en sucettes prochainement. Monsieur le préfet, cessez de nous prendre pour des endives, vous et votre gouvernement irresponsable et nihiliste.
MERCI
UNE ENDIVE


