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Hommage a? la dernie?re femme engage?e de La Re?union
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Ecrit par zinfos974 – le jeudi 12 mars 2015 à 09H49
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Au lendemain de la journée internationale des Droits des Femmes, à 107 ans, Béatrice Larose, la dernière engagée de La Réunion s’est éteinte.
Avec elle, c’est une page de notre Histoire qui s’estompe.
Cette Rodriguaise avait quitté Port-Mathurin pour travailler sur les plantations de Bras-Panon. Arrivée en 1933 à la Grande Chaloupe, elle faisait partie de la dernière vague des engagés. Comme les 100 000 autres travailleurs sous contrat « importé », elle a d’abord été mise en quarantaine sanitaire, au Lazaret, avant de travailler pour différents propriétaires. Sans relâche et pour nourrir ses huit enfants, dont quatre sont morts trop jeunes, elle a labouré les champs de canne et planté du piment.
Elle faisait preuve de courage.
Si Béatrice Larose n’a jamais pu avoir la nationalité française, elle était l’un des derniers symboles d’une partie de notre histoire française, d’une partie de notre histoire réunionnaise : celle de l’Engagisme et du peuplement de notre île qui l’accompagne.
Aujourd’hui, cette grande dame ne sera plus là pour nous conter son histoire qui est aussi la nôtre. Mais nous n’oublierons pas le sacrifice qu’elle a fait de sa vie, pour La Réunion.
Avec elle, c’est une page de notre Histoire qui s’estompe.
Cette Rodriguaise avait quitté Port-Mathurin pour travailler sur les plantations de Bras-Panon. Arrivée en 1933 à la Grande Chaloupe, elle faisait partie de la dernière vague des engagés. Comme les 100 000 autres travailleurs sous contrat « importé », elle a d’abord été mise en quarantaine sanitaire, au Lazaret, avant de travailler pour différents propriétaires. Sans relâche et pour nourrir ses huit enfants, dont quatre sont morts trop jeunes, elle a labouré les champs de canne et planté du piment.
Elle faisait preuve de courage.
Si Béatrice Larose n’a jamais pu avoir la nationalité française, elle était l’un des derniers symboles d’une partie de notre histoire française, d’une partie de notre histoire réunionnaise : celle de l’Engagisme et du peuplement de notre île qui l’accompagne.
Aujourd’hui, cette grande dame ne sera plus là pour nous conter son histoire qui est aussi la nôtre. Mais nous n’oublierons pas le sacrifice qu’elle a fait de sa vie, pour La Réunion.
A sa famille et à ses proches, j’adresse toutes mes condoléances.
Ericka Bareigts
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