Le amstaff attaque la postière... pour défendre un petit chien !

"Mais non, les chiens d’attaque ne sont pas dangereux !"
C’est du moins ce que prétend Jonathan Huitelec, absent à l’audience (moins courageux que son clebs ?). Et, curieusement, c’est aussi ce qu’a dit le spécialiste ayant examiné le fauve après ce qui va suivre.
Le 1er août 2013 au Tampon, la jeune postière effectue sa tournée des boîtes aux lettres comme d’habitude. Devant la demeure de Jonathan, elle dépose le courrier comme toujours, dans la boîte située hors de la cour, quand elle est violemment (et douloureusement, on le devine) saisie au talon par un amstaff hargneux qui ne lâche plus prise. Il faudra que son propriétaire vienne lui intimer l’ordre d’abandonner sa proie pour que le monstre revienne à plus de civilité.
Un an et demi plus tard, la victime conserve la trace des crocs dans sa chair.
Les enquêteurs vont en découvrir de saignantes si j’ose dire.
Le "gentil toutou", chien de 1è catégorie (la plus dangereuse) n’est pas stérilisé, pas vacciné, est détenu sans autorisation ni assurance en responsabilité civile, rien que ça.
Le spécialiste qui a examiné l’attaquant a jugé "qu’il n’était pas si dangereux que ça !" Il est dangereux comment alors ?
Le plus tordant est à venir.
Quand on demandé à son propriétaire pourquoi son cannibale avait attaqué la postière et pourquoi il se trouvait à l’extérieur de la cour (ce qui est formellement interdit) la réponse fournie a laissé toute la jungle pantoise : "Le portail a été mal refermé par une infirmière, c’est pas ma faute. Et le chien a attaqué parce que son copain, un tout petit chien, était traumatisé par la postière".
Il fallait oser : "la légitime défense de soi et d’autrui" revue et corrigée en "défense de chien traumatisé". Les rédacteurs du Code napoléonien s’en retournent encore dans leurs cercueils.
Deux mois avec sursis ; 353 euros pour les PTT (?!?) ; et 1000 pour la postière.


