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Violences conjugales: Une convention pour une prise en charge plus efficace des victimes

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 26 novembre 2014 à 07H58

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, une convention a été signée hier au tribunal de grande instance à Champ-Fleuri pour assurer une meilleure prise en charge des victimes de violences conjugales.

Le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, le procureur général, Claude Laplaud, les procureurs de la République, la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar, le commandant du groupement de gendarmerie, le colonel Jean-Luc Auffret, le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-François Lebon et le président de l'association réunionnaise pour l'aide aux victimes (ARAJUFA), Jean-Marc Nativel ont donc signé cette convention départementale relative au traitement des mains courantes et procès-verbaux de renseignement judiciaire.

Claude Laplaud rappelle qu'avec cinq plaintes pour violences conjugales par jour, il est impératif d'assurer "un traitement de procédure et un accompagnement des victimes pour toutes sortes de violences et lorsqu'il s'agit également d'anciens conjoints ou concubins".

Si les services d'ordre sont de plus en plus sollicités pour des faits de violences conjugales, la préfecture précise que 9 % des personnes victimes de violences conjugales choisissent de les dénoncer et de porter plainte. L'objectif de la convention est donc d'assurer que tout fait de violence conjugale porté à la connaissance de ses services fasse l’objet d’une attention particulière et d’un traitement adapté, tant judiciaire que social.

Le dispositif est déjà en place mais il s'agit de le rendre systématique et de l'harmoniser. "Beaucoup reste à faire, explique Jean-Luc Auffret, même si 80 personnes sont formées spécifiquement (au sein de la gendarmerie, ndlr)".

Le procureur général précise: "Lorsqu'une victime approche les autorités, un questionnaire détaillé sur sa condition de vie lui est fourni avant une audition pour dépôt de plainte. En cas de refus, la personne est interrogée. La victime est "très étroitement" informée sur ses droits et l'ARAJUFA la contacte dans les meilleurs délais".

Dominique Sorain ajoute que "le dispositif reflète un nécessaire partenariat entre tous les services et particulièrement avec les associations sans qui nous serions impuissants. Lorsque l'on constate que 52 femmes ont perdu la vie en 10 ans, on ne peut pas rester dans réagir".

Nassimah Dindar demande quant à elle à ce que la convention "élargisse le nombre de de place de prise en charge du conjoint violent et des victimes" et appelle à la mise en place d'un "téléphone grand danger" sur le territoire le plus rapidement possible.

Une performance théâtrale sur le sujet commentée par des femmes ayant survécu à des violences conjugales a ensuite été présentée aux signataires.

Un extrait de la performance:

 

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