Européennes: L'UDI 974 et le MoDem Réunion misent sur des jeunes candidats

Bien que conscients que "l'Europe ne mobilise pas", dixit Nassimah Dindar, les membres de l'UDI 974 et du MoDem Réunion ont décidé de croire en "la relève", a encore évoqué Thierry Robert. A trois semaines des échéances européennes, les deux partis ont dévoilé, à l'occasion d'une conférence de presse, leurs candidats investis pour une liste commune. Des novices en politique.
La section océan Indien (Réunion et Mayotte) sera donc représentée pour ces deux partis par Audrey De Fondaumière, Yannick Dindjian et Afidati M’Kadara. Engagés au Centre pour ces élections, tous trois veulent faire de leur "jeunesse" un atout pour défendre la Réunion dans l'Europe: "On veut une Europe plus démocratique, plus accessible à la population, plus protectrice", explique Audrey de Fondaumière, tête de liste dont le CV dévoile des expériences professionnelles acquises à la Réunion, à Madagascar, en Espagne ou encore au Chili.
"On aurait été candidat, on nous aurait reprocher une boulimie du pouvoir"
Faire exister l'océan Indien dans l'Europe… C'est encore le but formulé par le candidat, Yannick Dindjian, coordonateur départemental pour le LPA lors des dernières Municipales. Agé de 34 ans, il reproche aux élus en fonction de ne pas avoir "permis de rendre l'Europe plus concrète. On veut défendre l'Europe à travers un nouveau projet", déclare-t-il. Projet qu'ils ont quelque peu dévoilé en évoquant l'importance de rendre l'Europe plus "démocratique", plus "protectrice en créant par exemple une police européenne des frontières" et "pourvoyeuse d'emplois en mettant en place, entre autres, un contrat d'apprentissage européen".
Etre jeune et parler aux jeunes pour les convaincre que l'Europe fait partie de leur quotidien, pour les convaincre d'aller voter dans trois semaines… Voilà l'objectif de ces candidats, ces "jeunes pionniers" comme les nommera Jean-Paul Virapoullé: "Après les jeunes dinosaures, place aux vrais jeunes. On n'a pas le droit de douter de l'Europe car elle a été notre socle de développement", rappelle-t-il.
Pourquoi des jeunes? Comme si la question était attendue, les réponses ont fusé: "Ce sont les enfants de l'Europe", justifie Nassimah Dindar, "assurer la relève, cela ne se fait pas en un jour, ils sont là, nous allons les aider", rétorque Jean-Paul Virapoullé, "c'est une avancée considérable. On aurait été candidat, on nous aurait reproché une boulimie du pouvoir", lance Thierry Robert après avoir avoué que les partis, au niveau national, avaient initialement misé sur une candidature conjointe de Thierry Robert et Nassimah Dindar.
Pour ces trois candidats, la campagne commence dès aujourd'hui. Un premier rassemblement est prévu à l'occasion de la journée de l'Europe le 9 mai.


