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Après Claude, Fabrice Hoarau : Mais que fait-il dans cette galère ?

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 12 décembre 2013 à 17H02
Parce que des militants trop zélés ont "dérapé" de deux petites heures l’avant-veille du scrutin législatif de 2012, Fabrice Hoarau se retrouvait ce vendredi devant les juges correctionnels. Une affaire d’une simplicité et, disons-le, d’une bêtise à faire pleurer.
 
C’est encore une fois l’argent des contribuables qui part en fumée et l’emploi du temps (surbooké) des personnels de justice mis un peu plus à mal.
 
Le vendredi 8 juin 2012, les partisans de Fabrice Hoarau, vers les 23 heures, se mêlent d’aller "fâner" des tracts au mauvais endroit ; rien moins que la permanence de Thierry Robert à Piton Saint-Leu.
 
On sait ce qui s’ensuivit : les clés des voitures électorales subtilisées par les partisans du maire de Saint-Leu et les véhicules confisqués. Gendarmes à la rescousse, plainte de Fabrice Hoarau, Thierry Robert et affidés convoqués en correctionnelle voici trois semaines.
 
Décemment, "pour équilibrer la balance", selon Me Rémy Boniface, avocat de Fabrice Hoarau, les juges ne pouvaient faire moins que "convoquer" également son adversaire. Le motif est tout trouvé : avec le kidnapping des bagnoles, le "fânage" des tracts empiétait sur la veille du scrutin, le samedi 9, de deux petites heures. Or, la distribution de tracts est interdite ce jour-là. Banco !
 
Cette conjonction d’aléas malencontreux a fait que cette audience n’a pas été vraiment empreinte de solennité, encore moins de sérieux et les sourires ont été de la partie.
 
L’accusateur a rappelé que même sans intention de nuire, la loi est la loi : même si Fabrice Hoarau n’a pas personnellement donné d’ordre illégal à ses troupes, le délit était constitué. Et de solliciter une peine-amende de 3.000 euros (sur le maximum de 3.500 prévus en un tel cas).
 
Prenant appui sur un alinéa de l’article L-49 du Code électoral, Me Rémy Boniface a commencé par dire que l’infraction n’était absolument pas constituée. Jusqu’à ce que la présidente Ramage lui fasse remarquer que l’article avait quelque peu changé et qu’il devait se mettre à jour !
 
Deux pirouettes, une contorsion et une virevolte en catastrophe ; Me Boniface doit avoir de la famille chez les félidés car il se rétablissait dans la foulée… en s’excusant platement pour son erreur mais que ça ne changeait rien à l’affaire car rien ne justifiait une convocation en correctionnelle.
 
Sourires entendus, atmosphère détendue, l’avocat réclamait la relaxe pour une affaire qui n’avait pas lieu d’être. Jugement en janvier.
 
Jules Bénard

 

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