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La Possession: Morel pour faire tomber le "bastion communiste et familial"

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 23 octobre 2013 à 12H23

L'union de la droite est fixée à La Possession. Jean-Yves Morel sera "le capitaine" d'une armature constituée de l'UDI, de l'UMP et d'Objectif Réunion. Mais la porte reste ouverte...

"Après 43 ans de pouvoir, la sapotille mûre i sa tombe tout seul". La métaphore choisie par le sympathisant Mario Serviable pour lancer les discours montre à quel point l'optimisme était de rigueur ce matin à Pichette, pour cette annonce de candidature.

Jean-Yves Morel, chef de file de Possession Avenir, un opposant "qui ne s'est pas enfui et qui ne s'est pas fait acheter par la majorité de Roland Robert", lance le chauffeur de salle, ira donc batailler pour l'Union de la droite, aux côtés notamment du Comité d'union pour la Possession de la conseillère régionale et municipale Marie-Andrée Lacroix Faveur.

"Pour la première fois depuis 1971, l'opposition est unie face au maire sortant", se réjouit le tête de liste. Le candidat promet de "travailler pour tous les Possessionnais". Jean-Yves Morel se voit également en tant que "capitaine pour aller prendre, avec mon équipe, ce bastion communiste et familial".

L'orage sur Roland Robert s'abat encore quelques longues minutes. Son opposition au "robertisme" a toujours été "sans concession", affirme-t-il. Un système Robert, justement, qui "aliène la population possessionnaise et qui aliène les employés communaux". Face à cette forteresse indéboulonnable depuis 42 ans, Jean-Yves Morel compte faire prévaloir la "société du mérite, de l'effort et du travail et non la distinction par le nom".

Le candidat de la droite et du centre-droit concède au maire PCR "sa longévité" car "ce n'est franchement pas facile d'être maire", salue Jean-Yves Morel. Mais pour pousser Roland Robert à la retraite, Jean-Yves Morel compte bien, dit-il, faire passer La Possession au stade de "ville". Pour lui, le village de pêcheur des années 70 a raté sa métamorphose, pour stagner à celle de commune dortoir. "A La Possession : on dort, on y vit mais on travaille ailleurs, voilà pourquoi les chiffres du chômage sont bons à La Possession".

"Que La Possession devienne une ville majeure"

L'autre critique tient dans la poussée urbanistique disharmonieuse de la ville, "où le béton pousse", et où la différence entre le littoral et les hauts est criante. Mais tout n'est pas à jeter aux oubliettes. Le projet Zac Coeur de ville doit être poursuivi, mais avec une "touche culturelle" qui n'existe pas dans la mouture actuelle, annonce-t-il. Le leader de Possession Avenir a également dans son viseur l'explosion de la "pression fiscale" sur les foyers, et compte bien développer dans les prochains mois avec un seul objectif : "que La Possession devienne une ville majeure".

Avec Jean-Yves Morel, c'est aussi un peu le centre qui y gagne en visibilité. A ce titre, Nassimah Dindar y est allée de son encouragement. Il s'agira, dit-elle, pour Jean-Yves Morel qui "porte les couleurs de l'UDI et est soutenu par Objectif Réunion et l'UMP d'engranger une dynamique pour travailler pour l'ensemble de la population". Un "esprit d'équipe doit animer cette campagne sur le plus grand nombre de communes possibles", ajoute-t-elle, histoire de rappeler que le marathon de l'union est loin d'être clos sur certaines communes.

Un discours sur lequel se cale Michel Fontaine, président du comité départemental de l'UMP, qui souhaite reconquérir "les villes perdues justement à cause de la désunion". Plus loin, c'est le sénateur qui parle: "Il faut que l'alternance politique au gouvernement soit la plus courte possible" (après la présidentielle et les législatives, ndlr). En étant le seul président de Région UMP au niveau national avec l'Alsace, Didier Robert voit dans ce désir de renouvellement l'opportunité pour la droite locale d'asseoir une "ligne de cohérence vis-à-vis de Bruxelles et de Paris". Cela commence par placer des maires de droite en 2014.

Si la tête de liste est donc connue, "les discussions" auront le temps de figer les positions des autres figures incontournables de l'opposition municipale. La liste reste également ouverte à des mouvements comme Possession Ecologie Solidaire, PLR, pour ne pas les citer, exprime Jean-Yves Morel. Concernant le PS et Sarah Rupert, secrétaire de section à La Possession, à moins que celle-ci déjuge l'action du gouvernement, le dialogue risque de ne jamais débuter. Avec l'expérience des échecs passés, Jean-Yves Morel sait plus que quiconque que plus le nombre de liste d'opposition sera élevé, moins les chances des mêmes postulants seront grandes.

 

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