Saint-Paul croit en une rentrée scolaire sans accroc

"Une rentrée : ce n'est jamais simple". La députée-maire Huguette Bello et son adjoint aux affaires scolaires, Raymond Françoise, ont en mémoire, et comme les 23 autres maires de l'île, la chaotique rentrée 2012.
Exit les problèmes de contrats aidés, la rentrée 2013 s'annonce sans difficulté majeure. Des arbitrages de dernière minute liés aux desiderata des parents pour placer leur enfant en dehors des balisages de la carte scolaire se joueront comme chaque année, au cas par cas, rappelle la municipalité.
Deux points non réglés à cinq jours de la rentrée interpellent néanmoins la députée-maire. Le premier concerne l'accueil des enfants de moins de 3 ans. Preuve de sa bonne volonté en la matière - puisqu'"une municipalité a toujours des locaux vides" - la mairie a obtenu, hier, la promesse du Rectorat que les négociations pourront démarrer, une fois la rentrée passée, pour intégrer le plus d'enfants possibles.
Saint-Paul répond favorablement à l'accueil des tout-petits
La mairie attend ici l'effort de l'Académie sur le recrutement d'agents ASEM. Là aussi, la négociation avec le Rectorat devra s'envisager au cas par cas. "Sur certains secteurs, nous avons 15 enfants inscrits, ce qui nécessite l'ouverture d'une classe. Dans d'autres, avec moins d'enfants, ils peuvent être intégrés aux petites sections existantes", complète Raymond Françoise, l'adjoint aux affaires scolaires. La commune marque sa volonté de "tirer les tout-petits de 2 ans et demi vers le haut", en les confrontant aux élèves de section supérieure. Une initiative découlant de la réforme Peillon, qui souhaite mettre l'accent sur l'accueil des deux ans. Saint-Paul y répond favorablement, tout en invitant les autres communes à profiter de ce feu vert gouvernemental. Pour l'heure, 120 enfants de moins de trois ans sont inscrits à la rentrée, soit une "hausse de 200%", se félicite l'équipe municipale. 266 autres enfants attendent de profiter de cette aubaine.
Le deuxième écueil que la municipalité tentera de minimiser réside dans l'achèvement des travaux de la nouvelle école de l'Eperon : l'école Mathilde Frappier de Montbenoît. La première tranche des travaux se termine ce vendredi. Les ouvriers plancheront exceptionnellement demain, jour férié. Mais la livraison des parties communes (hors classes) ne doit être effective qu'en octobre. "Les nuisances seront imperceptibles", assurent les services techniques, puisqu'il ne s'agit que d'une "phase de second oeuvre".
A l'école les Chocas de la Plaine, là-même où s'est tenu ce point presse, les ouvriers de la commune s'activent pour les menues réparations. Lundi, tout devra être "OK" pour accueillir les 5.230 élèves de maternelles et les 9.270 à l'école élémentaire.


