625 élèves mahorais inscrits à La Réunion : le rectorat détaille le dispositif d'accueil mis en place

Dans le contexte de l’urgence après le cyclone Chido à Mayotte, l’Académie de La Réunion déploie une série de mesures pour accueillir et scolariser les jeunes Mahorais arrivés sur l’île.
Après le passage dévastateur du cyclone Chido en décembre 2024, qui a lourdement endommagé les infrastructures scolaires à Mayotte, de nombreuses familles ont fait le choix de quitter l'île pour La Réunion ou l’Hexagone. Face à cette situation, l’Académie de La Réunion met en place des dispositifs pour assurer la scolarisation des enfants nouvellement arrivés.
Conformément au Code de l’éducation, tous les enfants âgés de 3 à 16 ans présents sur le territoire national doivent avoir accès à l’instruction. Pour les jeunes de 16 à 18 ans, la formation est également obligatoire.
Dans le premier degré, les communes ont la responsabilité d’inscrire les nouveaux élèves domiciliés sur leur territoire. Concernant les collèges et lycées, les demandes d’affectation sont centralisées par le rectorat, qui les traite progressivement. Afin d’adapter les moyens aux besoins, une remontée régulière des chiffres est organisée avec les municipalités.
Des moyens supplémentaires pour accompagner les élèves
Pour accompagner au mieux ces nouveaux élèves, l’Académie de La Réunion déploie plusieurs mesures. Dès le lundi 3 février, une assistante sociale et un psychologue de l’éducation nationale interviendront dans les communes où le nombre de demandes d’inscription est particulièrement élevé, afin de s’assurer des conditions de vie et d’accueil des mineurs.
Par ailleurs, si nécessaire, des classes supplémentaires seront ouvertes pour éviter la surcharge des effectifs et garantir un encadrement adapté.
625 élèves mahorais déjà inscrits à La Réunion
Au 30 janvier 2025, 625 jeunes originaires de Mayotte avaient déposé une demande d’inscription dans les établissements réunionnais. Dans le premier degré, 288 demandes ont été enregistrées dans 13 communes, dont une forte concentration à Saint-Denis (107 élèves), Saint-Pierre (44) et Saint-André (28). Dans le second degré, 220 élèves ont sollicité une place en collège, principalement dans le nord (113) et le sud (47), tandis que 114 demandes ont été effectuées pour des lycées d’enseignement général et technologique.
Trois élèves ont également exprimé leur souhait d’intégrer un lycée professionnel.
Ces chiffres, amenés à évoluer, nécessitent une vigilance constante pour adapter les capacités d’accueil et répondre aux besoins des familles concernées.


