240 ans de Saint-Joseph : entre projets ambitieux et paix avec la CASUD

À l'occasion de ses vœux à la presse pour 2025, Patrick Lebreton a annoncé un début d'année festif pour la ville de Saint-Joseph qui célèbre ses 240 ans. Le maire en a profité pour confirmer l'apaisement avec la CASUD, tout en déplaçant sa ligne de mire vers les élus nationaux, et en particulier le locataire du 55 rue du Faubourg Saint-Honoré.
Les temps changent. Du petit quartier fondé par Joseph Hubert, Saint-Joseph est devenu une ville à part entière en 1785. C'est donc le 240e anniversaire que la mairie s'apprête à célébrer avec ses habitants. Diverses célébrations et évènements seront organisés jusqu'en juillet, car à partir du mois d'août, la période pré-électorale va débuter pour les Municipales de 2026. Des élections auxquelles Patrick Lebreton devrait à nouveau se présenter pour poursuivre son aventure à la tête de la mairie.
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En 2024, la commune a inauguré et lancé de nombreux projets. La résidence privée pour aînés (RPA) Christian Duchemann au bas des Jacques, la Maison Pour Tous de la Cayenne, la réfection de l'église de Vincendo, la création de terrains multisports à Vincendo et à Carosse ou encore l'aménagement des berges de la rivière des Remparts sont des projets qui ont abouti l'année passée.
2025 a également un calendrier chargé pour les lancements de projets. De nombreuses réhabilitations de routes (Grand Galet), écoles (de Bézaves et Goyaves), de l'église du centre-ville, du pont de la passerelle ou encore de l'éclairage public sont au programme. Le programme Arrang Nout Kartié va se poursuivre avec une enveloppe comprise entre 1,2 et 1,6 million d'euros. L'agrandissement du cimetière du centre-ville va enfin pouvoir démarrer après multiples rebondissements administratifs. Patrick Lebreton a également annoncé l'ouverture de l'internet très haut débit à Grand Galet.
Des études vont également être lancées pour des projets structurants. C'est le cas de l'ouvrage de franchissement de la Rivière des Remparts qui doit remplacer le Radier Fusible. Pour ne pas nuire à l'endiguement de la Rivière, ce pont n'aura aucun pilier. La résorption de nombreux radiers sera à l'étude, tout comme des bassins d'apprentissage de la natation (les Lianes, la Crête), la création de l'espace sportif Achille Grondin.
Parmi les annonces que Patrick Lebreton souhaite faire dans le courant de l'année, son vœu le plus cher est de pouvoir enfin lancer les premiers coups de pioche pour l'achèvement de la contournante de Saint-Joseph. Un projet déjà élaboré et budgété à hauteur de 35 millions d'euros, mais actuellement à l'arrêt, en raison “d'environnementalistes zélés qui ont découvert qu'il y a des geckos de Manapany à Bois Noirs.”
Une paix retrouvée
Si le maire de Saint-Joseph est si confiant pour la création de ces projets, c'est parce que les relations avec la CASUD se sont apaisées. Après les années de turbulences avec André Thien-Ah-Koon, Patrick Lebreton accueille “favorablement le nouveau président Jacquet Hoarau qui, dès sa prise de fonction, a apaisé les relations territoriales entre nos deux collectivités. Il a joint le geste à la parole. Cependant, l'apaisement ne dédouane pas de la vigilance. Mais cette stabilité retrouvée nous permet de lancer de nouveaux projets.”
Mais si la hache de guerre semble enterrée avec l'intercommunalité, c'est l'État et plus particulièrement le président de la République qui font à présent l'objet de son courroux. Les troubles politiques générés depuis la dissolution de l'Assemblée nationale et les difficultés budgétaires se répercutent sur les communes. Pour lui, les gouvernements Barnier, puis Bayrou, “doivent trouver des pistes d'économie qui se répercutent sur les collectivités locales.”
C'est le cas notamment avec la baisse de la prise en charge des contrats PEC par l'État. Alors que la commune avait prévu de pouvoir faire une épargne d'un million net sur son budget, les conséquences des politiques nationales ont fait baisser les recettes et créé un déficit de 2 millions. La commune a donc dû piocher dans son épargne de 10 millions d'euros pour couvrir ce déficit. “À partir du moment où l'on commence à prendre de ses épargnes pour finir le mois, c'est qu'il y a problème. Le Covid et la guerre en Ukraine ont bon dos”, a-t-il déploré.


