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ZAE Les Palmiers au Tampon : Déloger les "pousseurs" va coûter cher

Alors que sa construction s’est terminée il y a peu et que la mise en vente des terrains va débuter, la ZAE Les Palmiers est devenue le lieu de rendez-vous des passionnés de mécaniques ultra bruyantes. Les riverains sont à bout de nerfs avec les nuisances sonores, tandis que la Casud a dû prendre une décision drastique pour mettre fin au problème.
Ecrit par Gaetan Dumuids – le jeudi 12 janvier 2023 à 16H03

Alors que les terrains vont être commercialisés prochainement, la ZAE Les Palmiers au Tampon a déjà trouvé preneurs. Malheureusement, il s’agit de squatteurs et non pas d’investisseurs. Les amateurs de mécanique auto et moto viennent occuper les terrains encore vierges et les routes désertes qu’offre la zone industrielle encore vide.

Dans les premiers temps après la livraison de la première phase de la ZAE, rien ne perturbait le quartier. Mais rapidement, de jeunes "curieux" sont venus voir les travaux, n’hésitant pas à enlever les barrières de chantiers pour y accéder. Rapidement, le mot est passé que le lieu était bien isolé et hors du regard des autorités. Les riverains n’étant évidemment pas pris en considération. 

Ainsi, la ZAE est devenue un terrain de jeu pour les amateurs de pousse et de sono surpuissantes. Jusqu’à tard dans la nuit, les habitants du quartier doivent supporter la musique des fêtards. 

Des nuisances onéreuses pour la collectivité

"Les gendarmes le savent. Mais lorsqu’ils sont en route, c’est comme s’ils avaient des guetteurs qui préviennent et il n’y a plus personne lorsque les gendarmes arrivent. Idem pour la police municipale. On se retrouve démuni devant la situation", explique Joël Xavier, directeur du service économique de la Casud.

L’intercommunalité a bien engagé pendant trois mois une entreprise de gardiennage pour sécuriser le site, mais la facture de 10.000 euros mensuels allait peser lourd dans les finances. D’autant qu’entre la vente des terrains, la validation des permis de construire et la fin des chantiers, les premières ouvertures d’entreprises ne se feront pas avant au moins deux ans. Des blocs rocheux ont également été déposés à l’entrée de la zone industrielle, mais les squatteurs sont parvenus à les déplacer.

Finalement, la Casud a décidé de miser sur une solution radicale : une clôture "dissuasive" avec un portail, voire des barbelés et la pose de gabions. Le coût total est estimé à 80.000 euros.
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