Violent, récidiviste, mais schizophrène, il est envoyé en hôpital psychiatrique

Un jeune trentenaire de l'Etang-Salé comparaissait hier au tribunal de Saint-Pierre pour avoir fracturé la portière d'une voiture à mains nues, afin de voler le contenu de l'habitacle. Peu de temps auparavant, il avait fui les gendarmes tentant de l'arrêter alors qu'il conduisait sans permis, n'hésitant pas à percuter à deux reprises leur véhicule. En mai, c'est à un jeune homme portant une paire de lunettes qu'il convoitait qu'il s'en était pris violemment.
Mais le jeune homme est schizophrène, et consommateur régulier de drogues dures accompagnées d'alcool. Sa maladie mentale est aggravée par les drogues, il a besoin de soins. Interrogé par l'enquêteur, il s'invente une vie maritale, et cinq enfants, rapporte le JIR en ses colonnes. Des élucubrations qui conduisent à une expertise psychiatrique qui, comme les précédentes, conclut à sa dangerosité et à l'abolition de son discernement au moment des faits.
Ainsi, jugé pénalement irresponsable, le prévenu est-il envoyé en unité psychiatrique, où il a plus sa place que dans une cellule, du fait de son état. C'est donc d'une hospitalisation d'office, signée par le préfet, qu'a écopé le malade, qui sortira si et seulement si les médecins psychiatres le jugent stabilisé et plus dangereux pour la société.


