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Vidéo - Trafics de stupéfiants : "Il n'y a pas de drogues dures ou de drogues douces"

Dans le cadre de notre entretien avec le général Frédéric Labrunye, commandant la gendarmerie de La Réunion, nous avons évoqué les sujets d'actualité tels que les violences intrafamiliales (VIF), les trafics de stupéfiants et la délinquance routière. Dans ce deuxième chapitre, le général Labrunye fait le point sur les trafics de stupéfiants. "Tous les indicateurs démontrent que le phénomène connait une certaine croissance", explique le général en introduction.
Ecrit par Régis Labrousse – le dimanche 8 septembre 2024 à 16H31

Nous avons abordé le sujet brulant des trafics de stupéfiants avec le commandant de la gendarmerie de La Réunion. Il apparait clairement que ces trafics sont en forte hausse : 30 kilos de cocaïne avaient été interceptés en 2023 et déjà 27 kilos au 1ᵉʳ juillet 2024. Pour la résine de cannabis, les chiffres des douanes font état de 230 kilos en 2023 et déjà 300 kilos au 1ᵉʳ juillet 2024/ Pour autant, le général Labrunye estime que "pour La Réunion, on est sur une situation dans laquelle nous n'avons pas encore dépassé une forme de point de non-retour", ajoutant "qu'un certain nombre de choses sont encore à notre main et que nous pouvons y arriver". Le général met l'accent sur "l'importance de lutter tout d'abord contre l'entrée des stupéfiants", les forces de l'ordre étant aidées en cela par les douanes qui sont en charges des points d'accès.

Autre point important pour Frédéric Labrunye, la lutte contre le commerce des stupéfiants : "Nous nous efforçons de lutter contre les filières de revente et de dissuader la consommation. Si les produits stupéfiants se vendent, c'est parce qu'il y en a qui achètent". Sur ce point, il est question des addictions, des consommateurs réguliers et récréatifs. "Il n'y a pas de drogues dures ou de drogues douces, il n'y a que des drogues qui sont interdites par la loi", rappelle le général, qui insiste sur le fait que "ceux qui en font commerce et ceux qui consomment surtout sont complices de ceux qui en font commerce et du phénomène criminel qui tourne autour ". Le général souligne également qu'il est important de porter les efforts sur le phénomène d'"uberisation" et la revente "dématérialisée" par le "biais d'internet". "Nous avons fait, en 2024, un certain nombre de belles affaires, et nous continuerons à veiller les sites internet et les réseaux sociaux pour s'efforcer de combattre ce phénomène", insiste le général Labrunye.

Un dernier point est évoqué par le commandant de la gendarmerie de La Réunion qui concerne particulièrement l'île : la culture de zamal et l'export vers l'île sœur. "C'est un des enjeux de La Réunion sur lequel nous sommes clairement en ordre de bataille". Pour appuyer son propos, le général indique que "ces derrières semaines, des actions ont été menées de manière à lutter contre la production de zamal à La Réunion et à son export vers Maurice". Il est question des 61 kilos de zamal interceptés dans l'Est de l'île sous la direction de la brigade de recherche de la compagnie de gendarmerie de Saint-Benoit. Cette affaire a permis d'interpeller deux Mauriciens qui ont été placés en détention provisoire le temps des investigations en vue du démantèlement de cette filière d'approvisionnement.

Pour lire le premier entretien avec le général Frédéric Labrunye, commandant la gendarmerie de La Réunion :

Vidéo – Violences intrafamiliales : « Toujours plus de plaintes et toujours plus de victimes »

Etiquettes : Gendarmerie

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