Vidéo - Régionales : Patrick Lebreton officialise sa candidature en terre nordiste

C’est à Saint-Denis que le candidat Patrick Lebreton a décidé d’annoncer officiellement sa candidature pour les prochaines régionales ce dimanche matin, avec une "équipe complètement nouvelle". A ses côtés lors de cette conférence de presse : Philippe Robert, Mélissa Mogalia, Éric Fruteau, David Lebon, Laïnati Ali Hoarau et Monique Bénard.
"Notre équipe travaille sur un projet partagé d’une autre Réunion. Notre constat : la France va mal, not ti péï aussi. L'enjeu devant nous est colossal", commence l'édile saint-josephois."J’étais candidat en 2015 sans grand soutien, avec juste celui du PCR. Nous avions formé une liste commune au second tour", rappelle-t-il. "10 ans plus tard : la Région Réunion est au point mort depuis 6 ans et la NRL en est un symbole fort".
[Patrick Lebreton revient en capitaine d'une nouvelle liste aux Régionales]urlblank:https://www.zinfos974.com/Patrick-Lebreton-revient-en-capitaine-d-une-nouvelle-liste-aux-Regionales_a167062.html
Pour le candidat, les grands défis auxquels la majorité régionale doit apporter des réponses restent inachevés. "Au lieu et place, on nous a proposé de l’accessoire pour faire oublier l‘essentiel. On nous a sorti du marketing et des publireportages dans la presse locale. La Réunion n'a pas besoin d'un directeur commercial mais d’un président de Région."
Pourquoi se présenter un an après municipales ? "J’ai passé un pacte de confiance avec les Saint-Josephois, j’ai répété de l’importance de cette élection régionale et l'importance d'y être. Un discours de vérité confirmé par 65% de la population lors du scrutin municipal. Cela est possible car à Saint-Joseph, nous avons administration solide, expérimentée et stable, dans la continuité depuis 20 ans", se justifie-t-il.
Patrick Lebreton indique en outre désirer l’union des territoires. "Nous refusons la concurrence répétée des territoires de notre île. Notre engagement est de dire 'oui' ensemble. Oui pour la solidarité entre micro-régions, oui pour la complémentarité entre les espaces".
Problématique des déplacements
"Il y a des problématiques importantes, comme celle des déplacements, pour lesquelles nous devons avoir des réponses urgentes", poursuit le candidat, rappelant que "les Réunionnais subissent les embouteillages chaque jour".
"Un diagnostic financier s’impose", estime-t-il. "Nous n’avons pas fini de payer la route des Tamarins, la NRL va arriver à 2,5 milliards. Si les moyens financiers le permettent, nous sommes favorables à un projet sur rail. Néanmoins, il faut s’attendre à ce que ce montant avoisine les 9 milliards si on fait un rail de Saint-Joseph jusqu’à Saint-Benoit en passant par Saint-Denis", poursuit Patrick Lebreton qui souhaite mettre en avant "un programme réaliste et réalisable".
"Ici l’usage du bus est sous-exploité, le développement de l’île ne s’est fait qu'avec les voitures", exprime Philippe Robert. "Il faut s’attaquer au problème de fond. Combien d’entre nous sont venus ce matin avec transports en commun ? Je suis convaincu carte à jouer pour faciliter transports en commun", ajoute-t-il.
Pour Patrick Lebreton, l’importance aujourd’hui est de mettre en place un PARI (Plan aménagement routier de l’île) avec des mesures fortes : mise en place d'une organisation de transports de nuit (transports de marchandises, approvisionnement des centres commerciaux et pourquoi pas du transport sanitaire programmé), en concertation avec les professionnels du secteur.
L’ambition est aussi de "développer les entreprises et la production locale, de renforcer l'identité réunionnaise dès école primaire, de mettre en oeuvre le développement culturel et de s'ouvrir vers le monde via une vraie coopération régionale".
Une équipe représentant toutes les micro-régions
Pour ce qui est de l'équipe, qui n'est pas encore au complet, Patrick Lebreton se félicite de mener une liste qui regroupe les 5 micro-régions (le Nord avec Lainati Hoarau, déjà sur sa liste en 2015, l'Est avec Eric Fruteau, ancien maire de Saint-André, le Sud avec Monique Bénard, conseillère d'opposition du Tampon, et David Lebon, ancien secrétaire section PCR de Saint-Joseph, l’Ouest avec Philippe Robert, conseiller municipal d'opposition de la Possession, et les Hauts de l’île avec Mélissa Mogalia, conseillère municipale de la Plaine des Palmistes).
"Je souhaite dire que ce n’est pas alliance de circonstances", tient à indiquer Eric Fruteau. "Depuis novembre 2020, un travail de préparation a été initié en s’appuyant sur une analyse politique. Ensemble nous vont rencontré d‘autres personnes et construit avec Lainati, Monique, Melissa, Philippe, David, et bien d’autres personnes, une feuille de route. Nous allons lutter contre les inégalités territoriales. L’Est ne peut pas être qu’un prétexte électoral. C’est aussi vrai pour Hauts de l’île. Il faut une intervention régionale équilibrée pour gagner sur l’ensemble de l’île." "Depuis 2014, nous nous côtoyons avec Patrick", déclare Monique Bénard. "Nous partageons des valeurs communes : transparence, intégrité".
Arrivé 4ème en 2015
Pour mémoire, Patrick Lebreton, 57 ans, cadre territorial dans le civil, a fondé le mouvement des jeunes socialistes de Saint-Joseph. Il a remporté sa première élection municipale en 2001. Trois ans plus tard, il était devenu conseiller général avant de s'imposer en 2007 face à Michel Fontaine pour les législatives. Il restera député de La Réunion jusqu’en 2012.
Pour les régionales de 2015, Patrick Lebreton avait lié sa liste du Progrès à celle du PCR et était arrivé en quatrième position, avec un score ne lui permettant pas de se maintenir au second tour."Quand on parle d'union de la gauche, ce n'est pas avec la droite. Je serais peut être le candidat le mieux placé au second tour", espère Patrick Lebreton.


