Vers un Comité Local des Outre-mer à La Réunion : la Plateforme réunionnaise salue une avancée, mais appelle à une concertation élargie

La Plateforme Réunionnaise a salué l’annonce par le gouvernement de la création prochaine d’un Comité Local des Outre-mer (CLOM) à La Réunion, en écho au Comité interministériel des Outre-mer (CIOM). Une décision perçue comme un premier pas, mais encore insuffisant, selon les membres de la Conférence Péï.
À travers cette initiative, l’exécutif entend décliner localement les grandes orientations du CIOM, suscitant l’espoir d’un dialogue plus adapté aux réalités réunionnaises. "Cela constitue une réponse, certes partielle, à nos demandes exprimées lors de la Conférence Péï du 9 juillet 2025", affirme la Plateforme Réunionnaise dans un communiqué.
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Appel à une gouvernance inclusive
Les signataires du communiqué appellent toutefois à ce que le CLOM s’inspire des méthodes de la Conférence Péï : concertation ouverte, représentativité élargie, et inclusion de la société civile. "Il s'agira donc d'une part que le CLOM soit élargi à l'ensemble des élus pour garantir une représentation pluraliste et fidèle des voix de nos territoires ; d'autre part, que des représentants des associations, mouvements citoyens, syndicats, acteurs économiques et sociaux soient associés aux discussions, afin d'apporter une expertise de terrain indispensable à la réussite des politiques publiques", insiste la Plateforme, qui réclame une gouvernance réellement partagée.
Pour les membres de cette instance, la réussite des politiques publiques dépend de l’ancrage local et de la diversité des expertises mobilisées. "Les Outre-mer méritent mieux qu’une démocratie restreinte", écrivent-ils, plaidant pour des "Conférences Territoriales d’Action Publique élargies" qui prennent en compte l’ensemble des voix réunionnaises.
Une mobilisation intacte
La Plateforme Réunionnaise conclut en réaffirmant sa volonté de participer activement à cette dynamique. Elle appelle le gouvernement et les institutions locales à "entendre cet appel démocratique" en faveur d’un modèle plus inclusif.
Parmi les signataires figurent plusieurs figures politiques de l’île : Ericka Bareigts (PS), maire de Saint-Denis, Maurice Gironcel (PCR), maire de Sainte-Suzanne, Olivier Hoarau (Ansanm), maire du Port, Patrice Selly (Banian), maire de Saint-Benoît, ainsi que les parlementaires Audrey Bélim (sénatrice, PS) et Philippe Naillet (député, PS), accompagnés de représentants d’EELV, Place Publique et d’autres mouvements citoyens.


