Vélo Est : l’offre de vélos électriques de la Cirest

La Cirest a validé ce jeudi soir le lancement d’une expérimentation d’un an de location longue durée de vélos à assistance électrique. Les réservations débuteront le 15 octobre.
Après la Cinor ou la Civis, c’est au tour de la Cirest de lancer son offre de location longue durée de vélos électriques, baptisée Vélo Est. Comme pour les autres intercommunalités, c’est la SPL en charge des transports urbains, la SPL Estival dans l’Est, qui en assurera la gestion.
Les réservations démarreront le 15 octobre, en ligne auprès de la SPL Estival pour un début des locations à partir du 3 novembre. Une « Maison vélo » doit également être créée à terme.
Une expérimentation d’un an
Dans un premier temps, il s’agit d’une expérimentation d’une durée d’un an. Pour la mener, 108 engins, de fabrication française, ont été réceptionnés par la Cirest. Un nombre appelé à augmenter à l’issue de cette première phase.
Les locations seront proposées - à partir de l’âge de 18 ans - au tarif de 60 euros par mois en plein tarif, ou 40 euros en tarif réduit (étudiants, apprentis, seniors, ménages modestes). Il s’agit de la même tarification que celle appliquée par la Cinor. La location sera possible pour une durée d’un, six ou douze mois, avec des tarifs dégressifs : 55 euros par mois pour six mois et 50 euros par mois pour un an (tarif grand public). Une ouverture sur un service "libre-service" à vocation plus touristique est aussi en réflexion.
Le service connaît déjà un fort engouement ailleurs : dans certaines intercommunalités, la liste d’attente atteindrait jusqu’à un an.
Un investissement soutenu par l’État
Le projet représente un investissement de 270 000 euros (2 500 euros par vélo), pris en charge à hauteur de 50 % par l’État via le fonds vert, le reste étant financé par la Cirest.
Pour la collectivité, l’objectif est clair : « favoriser les mobilités douces, développer l’intermodalité et préparer un déploiement élargi ». Le dispositif s’inscrit dans le schéma directeur cyclable de la Cirest et se veut complémentaire aux projets métropolitains, comme le programme BOABAB porté par la Cinor.

Des pistes littorales déjà existantes
En plus d’une utilisation urbaine, l’apparition de pistes cyclables sur le littoral — entre Sainte-Anne et Saint-Benoît, entre Bras-Panon et Saint-André, ou encore entre Saint-Benoît et Bras-Panon (ancienne RN2) — permet déjà de circuler entre plusieurs communes de l’Est en vélo. Une solution bienvenue pour éviter les embouteillages aux heures de pointe.
Au-delà, Patrice Selly, président de la Cirest, a lancé un appel lors de la séance aux services de se rapprocher des communes afin de construire « un véritable réseau cohérent de pistes cyclables » et de « repenser nos modes de déplacements ».
La SPL Estival "se porte bien"
Durant la séance, la SPL Estival, opérateur de transports de la Cirest, a présenté ses bilans 2023 et 2024. Après une période de redressement judiciaire close en avril 2023, la structure « se porte bien aujourd’hui », a mis en avant l’intercommunalité.
En 2023, huit lignes sur trente-sept ainsi que le service TPMR (transports pour personnes à mobilité réduite) ont été exploités en régie directe, pour un total de 2,69 millions de voyages et 2,6 millions de kilomètres parcourus. Le nombre de bénéficiaires du TPMR a progressé de 28 %. En 2024, ces services ont été maintenus et renforcés, tandis que la Cirest appelle à une vigilance sur la consolidation financière et la gouvernance de la SPL.
La Plaine candidate au classement station de tourisme
Les élus ont voté une motion de soutien à la commune de la Plaine-des-Palmistes, candidate au classement en station de tourisme. Ce label permettrait de valoriser son cadre naturel au cœur du Parc national, son patrimoine culturel (cases créoles, fête des goyaviers, marchés artisanaux) et de bénéficier de dispositifs financiers spécifiques. Cette démarche vise à renforcer l’attractivité et l’économie locale.
Deux conventions "Petites villes de demain"
Deux conventions-cadres ont été intégrées à l’opération de revitalisation des territoires intercommunale, dans le cadre du programme national « Petite ville de demain » :
- À la Plaine-des-Palmistes : l’action portera sur quatre secteurs (centre-bourg, Premier et Deuxième villages, Bertin–Bras Creux) avec l’ambition de dynamiser l’économie, valoriser le patrimoine, renforcer l’offre de logements et accompagner la transition énergétique.
- À Sainte-Rose : le centre-ville et Piton Sainte-Rose sont ciblés, avec un plan axé sur la valorisation du littoral, l’amélioration des services à la population et la promotion de l’habitat.


