Vanessa Germain relate une fausse histoire de maltraitance animale et d'injustice

Le jeune "Vincent" décrit par Vanessa Germain n'existe pas. C'est ce que confirment tous les services des forces de l'ordre après vérification. La citoyenne militante avait lancé un appel à la mobilisation devant le tribunal de Champ Fleuri en soutien à un Réunionnais qui aurait été poursuivi pour des faits de "barbarie".
Elle assurait dans un live diffusé dimanche et partagé plus de 2.000 fois que "Vincent" aurait été interpelé après avoir blessé un jeune à la Chaumière avec un gomm cogne. Il aurait agressé cet homme, car celui-ci aurait torturé, décapité et tué son chien d'enfance. Vanessa Germain assure que les policiers seraient intervenus et auraient découvert d'autres animaux et des outils de torture dans la cave de l'immeuble où habitait le jeune homme qui ferait partie d'une communauté qu'elle avait déjà pointé du doigt pour d'autres faits de violences.
Cependant, toutes ces déclarations se sont révélées fausses. Les autorités affirment après vérification qu'aucune agression de ce type n'a été remontée aux forces de l'ordre. Et aucune intervention de police n'a été menée dans ce cadre, contrairement à ce que déclare Vanessa Germain.
Le Live Facebook de la citoyenne militante a alerté les associations de lutte contre la cruauté animale et les services municipaux. Mais ces fausses déclarations jouent malheureusement en défaveur d'une cause importante à défendre, la lutte contre la maltraitance des animaux. Vanessa Germain avait d'ailleurs permis de mettre la lumière sur un squat à Saint-François.
La citoyenne militante a par ailleurs aussi attisé les tensions communautaires dans ses propos. Elle oppose dans son faux-récit un "jeune créole" emprisonné face à un homme "d'une communauté qu'on connaît" qui aurait maltraité des animaux.


