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Une formation d’anglais pour les taxiteurs

Ils accueillent toutes les semaines des vacanciers qui devraient être 17.000 à arriver à quai cette année. Les taxiteurs savent donc que l’arrivée des croisiéristes est un potentiel qu’il ne faut pas négliger. Parmi les derniers points étudiés par la chambre de commerce pour améliorer l’accueil des croisiéristes, a été évoqué la formation de l’anglais.

Ecrit par Melanie Roddier – le mercredi 04 février 2009 à 18H24

Les vacanciers ont fait les frais de l’ire des taxiteurs sur le quai du Port Est il y a quelques jours. « Lundi dernier une réunion d’urgence a été mise en place par la chambre de commerce suite au blocage d’un bus avec les croisiéristes allemands le samedi matin« , rappelle Paul Caro, le président de la commission croisière à la CCIR.
Une situation inadmissible qui a abouti sur une réflexion entre les principaux acteurs tels que la Chambre de commerce, les taxiteurs, l’IRT, les communes ou encore le commandant du port. « C’est un secteur en plein essor, il ne faut pas tout gâcher. On a donc mis en place les règles suivantes : aucun transporteurs à quai sauf ceux qui ont vendu des excursions. Les autres attendront les touristes à la gare maritime« , explique Paul Caro.
Hier, le paquebot l’Aurora est arrivé et les croisiéristes ont été accueilli sans difficultés. « Le vice-président des taxiteurs est un éternel mécontent et hier il a revendiqué le fait que si l’IRT et la Chambre de commerce offrent des dépliants pour vendre les produits des taxiteurs (un heure de visite, une journée d’excursions), quelle assurance ont-ils de réellement en vendre. Les taxiteurs heureusement ont bien compris l’affaire et le président essaie de faire avancer les choses. Au-delà de ça, l’accueil s’est très bien passé« , affirme Paul Caro.
C’est donc le tourisme de la Réunion qui est en jeu ici et chaque détail est important. Ainsi cette affaire a donné l’occasion de souligner de multiples points dont, la barrière de la langue pour les touristes qui sont amenés à prendre le taxi pour visiter l’île.
Ainsi, la chambre de commerce est en train d’étudier la possibilité de mettre en place des formations pour les taxiteurs. « Il est ressorti hier que peu d’entre eux arrivent à parler anglais donc on va leur donner les notions de base. C’est à l’étude à la chambre de commerce et dès la semaine prochaine des modules pour petits groupes verront le jour dans trois de nos laboratoires de langue à Saint-Denis, Saint-Gilles et Saint-Pierre. Quand on discute avec eux, on voit qu’ils sont demandeurs« , se réjouit Paul Caro.

 

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