"Une confrontation entre Sarkozy et l'institution judiciaire", selon Jean-Jacques Morel des Républicains

C’est tout d’abord une émotion de "tristesse" qui traverse depuis hier le conseiller départemental Jean-Jacques Morel. Le conseiller régional (Les Républicains - Saint-Denis) embraye sur le décryptage du jugement qualifié d'"assez choquant" et de "surprenant".
"Je note qu’une peine d’emprisonnement n’est prononcée qu’en toute dernière extrémité. Il a un casier judiciaire vierge. Et c’est écrit noir sur blanc dans la loi : on prononce une peine ferme que si on ne peut pas prononcer une autre peine", avise le conseiller régional Les Républicains et pénaliste.
Ce qui étonne l’avocat, c’est que l’ancien chef de l'Etat a été condamné à la peine maximale, et pour des faits qui remontent à presque 10 ans. "Je crois que c’est une sanction qui, sur son principe de prison ferme pour des faits très anciens, et s’agissant de quelqu’un qui n’a pas de casier judiciaire, est assez choquante et surprenante. Et ça ne correspondant pas à la philosophie et à l’esprit de ce qui est écrit dans la loi", avise-t-il.
Une condamnation qui a même été alourdie par rapport aux réquisitions du procureur qui avait demandé un an de prison dont 6 mois ferme. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Morel qu'à travers cet épisode judiciaire qui a livré hier son premier chapitre, c'est "la confrontation entre Nicolas Sarkozy et l’institution judiciaire" qui s'est aussi jouée dans le prétoire, "avec des torts sûrement partagés."
L'ancien président de la République a immédiatement annoncé qu’il ferait appel de ce jugement qui lui est défavorable tout comme treize autres prévenus dans l'affaire Bygmalion ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils ont été condamnés pour la mise en place d'un système de fausses factures destiné à masquer l'explosion des dépenses de campagne du candidat à la présidentielle en 2012.
— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) September 30, 2021


