Un Premier ministre peut-être déjà condamné ?

Emmanuel Macron a annoncé aux partis politiques dits "républicains" son intention de nommer un nouveau Premier ministre dans les prochaines heures. Mais la gauche déplore ne pas avoir été entendue sur plusieurs sujets qui leur tenaient à coeur. Une censure est donc déjà probable.
Emmanuel Macron a reçu les représentants de nombreux partis politiques ce vendredi après-midi pour présenter son plan d'action avec la "plateforme de stabilité". Le Président a choisi un Premier ministre qui ne sera pas issu de la gauche. Il refuse de rouvrir le débat de la réforme des retraites mais propose de reporter les mesures sur l'âge.
La menace d'une censure par la gauche
Marine Tondelier, leader des Écologistes, s'est dit "sidérée". Elle explique ne pas avoir constaté de "stabilité". Elle se dit "inquiète" pour la suite.
Le patron du PS, Olivier Faure, déclare qu'il n'y a "aucune garantie de non-censure." Il ajoute : "Il y a un an, les Français ont voté massivement. Ils ont donné une priorité à la gauche qui n'a jamais été respecté. S'ils ne sont pas respectés dans la composition du gouvernement, ni dans les revendications qu'ils portent, alors nous n'aurons pas d'autres choix que de censurer."
Le Parti communiste fait écho au sentiment du PS : "S'il y a ce soir un nouveau Premier ministre qui reste dans le camp d'Emmanuel Macron, nous ne pourrons pas l'accepter", déplore Fabien Roussel.
Pas plus de soutien au centre et à droite
Les représentants politiques des Républicains, du MoDem, d'Horizons, de l'UDI ou encore de Renaissance, ne se sont pas exprimés à la sortie de cette réunion. Les leaders des partis vont consulter leur base avant de prendre la parole.
Seul Laurent Panifous (LIOT) s'est présenté devant les micros et a déclaré qu'il était "pas question de dissolution" pour le moment.
Quelques heures après la réunion, Bruno Retailleau des LR, a lancé : "L'expression 'socle commun' est morte dimanche soir".


