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UMP et PS, même combat
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Ecrit par zinfos974 – le lundi 2 juin 2014 à 09H47

A l'heure où un dernier sondage vient de nous livrer un verdict sans appel sur la côte de popularité de l'actuel chef de l'Etat (seulement 3 % des Français voteraient aujourd'hui pour lui), Benoist APPARU, ancien ministre délégué, membre de l'UMP et fervent « Juppéiste », nous affirme sans rire, que François Hollande sera bien le candidat du PS à l'occasion des prochaines élections présidentielles de 2017. Sans même entrer dans un débat qui apparaît démesurément prématuré et totalement déconnecté de la réalité, il nous renseigne une fois de plus sur la véritable recherche de ces élus, axée sur la sempiternelle alternance du pouvoir entre l'UMP et le PS.
Et l'ancien ministre délégué au logement de poursuivre que l'actuel chef de l'Etat, légitime dans sa fonction, doit aller au bout de son mandat. Malgré les résultats catastrophiques des dernières élections municipales et européennes obtenus par les partis de gouvernement, il ajoute même qu'à ses yeux, aucune dissolution, ni réforme des institutions n'est indispensable. A l'heure où le débat est vif sur le prix des lunettes en France, Il apparaît évident que M. Benoist APPARU devrait consulter un opticien.
La position de l'ancien ministre délégué et actuel maire de Châlons-en-Champagne est insoutenable. D'une part, parce que les rapports des forces politiques ont changé, par la volonté des Français depuis déjà les municipales, et que d'autre part, ce dernier ne tient aucunement compte de l'échec de son propre parti, dans sa propre ville - contre le Front national notamment, face à Florian PHILIPPOT, passé devant Nadine MORANO - à l'occasion des dernières Européennes. Quant au score de la liste conduite par le PS, elle est loin derrière.
La stratégie de M. Benoîst APPARU apparaît (sans jeu de mots) claire. Elle ne résiste pas à l'analyse que tout un chacun peut se faire objectivement. A savoir que si le confort de l'alternance classique UMP/PS serait des plus confortables à notre ancien ministre délégué, qui au vu de son jeune âge, aurait quelques chances d'apparaître encore une fois au moins, dans le tableau de nos « ministrables », cela deviendrait plus compliqué pour lui d'exister au sein d'un gouvernement plus ouvert, plus démocratique car plus représentatif. Un gouvernement qui aurait enfin pris la mesure de la nécessité d'une véritable représentation du peuple français par l'introduction de la proportionnelle notamment. Il faut d'ailleurs, à juste titre, féliciter M. Jean Vincent PLACE du parti EELV, qui sans prosélytisme, a publiquement admis une telle nécessité démocratique, au soir des résultats des européennes.
Benoîst APPARU est aussi un fidèle « Jupppeiste ». C'est un élément essentiel dont il faut tenir compte. Le fait que dans ses dernières déclarations, il milite pour une sorte de « statu quo » institutionnel, des forces politiques en place au sein du gouvernement et du parlement, n'est pas innocent. Pour ce dernier, il ne faut surtout rien changer. Là encore, la grossièreté de son analyse achèvera de nous convaincre si besoin était, de la perfidie d'une pareille acception de la démocratie et du respect des électeurs.
En effet, il n'est pas sans ignorer que d'une part, la côte de popularité catastrophique de François HOLLANDE a peu de chance de se rétablir à la vue des indices économiques internes en berne (chômage, croissance, déficits publics) prévus pour 2015, et des réformes menées et maintenues par le gouvernement de Manuel VALLS. Sans parler de l'Europe, véritable poudrière du PS (Mme. MERKEL refusant que l'Europe ne soit considérée comme responsable de l'échec de François HOLLANDE). Autrement dit, la position de M APPARU est tout sauf loyale. Il parie sur un pourrissement de la situation du président français et souhaite réconforter un PS, fidèle « allié-ennemi » au gré des circonstances, dans une position de « looser », en espérant récolter les fruits du mécontentement des Français. En réalimentant au besoin en 2017, un pseudo et démagogique « front républicain » contre le Front National, devenu aujourd'hui, le premier parti de France. CQFD.
Pour boucler la boucle, l'affaire « « Bygmalion » à l'UMP, arrive à point nommé. Et la presse n'a pas eu beaucoup à chercher pour qu'on lui distille certaines informations. Cette affaire est devenue un outil indispensable aux deux anciens premier ministre FILLON et JUPPE. Ils n'ont pas ménagé leurs efforts pour « descendre » un COPE aujourd'hui aux abois. A peine arrivé sur le plateau de télévision au soir des européennes, Alain JUPPE assassinait délicatement son « ami » COPE. L'ancien premier ministre de Chirac, réclamait la reconnaissance des responsabilités de chacun dans cette affaire et la tenue de nouvelles primaires au sein du parti. Le hasard fait bien les choses, un sondage récent lui donnerait une longueur d'avance sur les autres...
Autant de stratégie politicienne mise au service d'ambitions personnelles. Et l'on voudrait ensuite dénoncer le vote des Français. Messieurs de l'UMP et du PS, regardez-vous dans un miroir !...
Marc LEWITT
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