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Trois femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint à La Réunion en 2024

Ecrit par N.P. – le dimanche 2 novembre 2025 à 09H29

Trois morts violentes au sein du couple ont été recensées sur l’île en 2024, selon la Délégation aux victimes (DAV) du ministère de l’Intérieur. Un chiffre stable, mais qui illustre la persistance des violences conjugales dans les Outre-mer, où la part de ces drames reste plus élevée qu’en métropole.

Trois femmes ont perdu la vie à La Réunion en 2024, tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon la Délégation aux victimes (DAV). C’est autant qu’en Martinique, et davantage qu’en Guyane, qui en compte deux. Rapportée à la population, la part de ces drames reste importante dans les Outre-mer. Saint-Martin affiche même « le taux d’homicide au sein du couple le plus élevé du pays, avec 3,13 pour 100 000 habitants », contre 0,82 en Martinique, 0,69 en Guyane et 0,20 au niveau national, selon la DAV.

138 morts violentes au sein du couple ont été recensées en France en 2024

Au total, 138 morts violentes au sein du couple ont été recensées en France en 2024, contre 119 en 2023, soit une hausse de 16 %. Parmi elles, 107 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon, soit 77 % des victimes. La DAV précise que « 47 % des femmes victimes avaient déjà subi des violences antérieures » et que « 74 % avaient signalé ces violences aux forces de sécurité intérieure ». Quatre femmes seulement bénéficiaient d’une mesure de protection au moment des faits : deux d’une ordonnance de protection, une d’un contrôle judiciaire et une d’un téléphone grave danger.

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Les auteurs sont majoritairement des hommes, souvent âgés de 20 à 49 ans, mais la DAV relève « un pic particulièrement important des 70 ans et plus par rapport à 2023 ». Dans 38 % des cas, l’enquête a mis en évidence la présence d’alcool, de stupéfiants ou de médicaments psychotropes au moment des faits. Les disputes, les séparations non acceptées ou la jalousie constituent les causes les plus fréquentes du passage à l’acte. Neuf drames sur dix surviennent au domicile du couple, de la victime ou de l’auteur.

Les conséquences touchent aussi les enfants. En 2024, sept mineurs ont été tués dans un contexte de violences conjugales, et 94 autres sont devenus orphelins de père, de mère ou des deux parents à l’issue de ces drames. La DAV indique enfin que 40 auteurs se sont suicidés après leur geste, soit 12 de plus qu’en 2023. Ces suicides concernent « quasi exclusivement des hommes », le plus souvent âgés de plus de 60 ans.

Etiquettes : Féminicide

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