Tribune libre - Le 20 mai, certains veulent défendre leur système. Moi, je propose aux Réunionnais de défendre leur dignité

La misère n’est pas un fonds de commerce
On m’a toujours dit : dans une voiture, on regarde devant. Mais le rétroviseur existe pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Ce n’est pas le regard du passé qui nous écrase — c’est l’oubli du passé qui nous condamne à le revivre.
I. Une période extrêmement grave — et beaucoup font semblant de ne pas voir
Depuis plusieurs semaines, La Réunion traverse une période extrêmement grave. Et pourtant, beaucoup font semblant de ne pas voir.
Le prix des carburants augmente sans cesse. Le coût de la vie devient insupportable. Le pouvoir d’achat des familles réunionnaises s’effondre. La Ligne Budgétaire Unique — la LBU, qui permet de financer le logement social — a été divisée par trois.
Des entreprises du BTP risquent de fermer. Des ouvriers vont perdre leur emploi. Des familles vont basculer encore plus dans la précarité. Des Réunionnais finiront demain entassés à plusieurs dans une même case, ou pire encore, dehors.
Et pourtant… où était la grande mobilisation ?
Où étaient les appels à manifester quand la LBU a été divisée par trois ?
Où étaient les grands défenseurs autoproclamés du peuple quand il fallait se battre pour le logement ?
Où étaient-ils quand il fallait défendre le pouvoir d’achat ?
Où étaient-ils quand il fallait dénoncer l’explosion du prix des carburants ?
Où étaient-ils quand il fallait dire que les conséquences seraient dramatiques pour des milliers de familles réunionnaises ?
Presque personne.
Mais aujourd’hui, soudainement, tout le monde veut manifester pour les contrats PEC.
Alors je vais dire les choses clairement. Et je les assumerai entièrement.
II. La LBU divisée par trois : une bombe sociale dans le silence
Commençons par ce dont personne ne parle, et qui est pourtant la décision la plus dévastatrice prise contre La Réunion depuis des années.
La LBU, pour ceux qui ne connaissent pas ce sigle : c’est le fonds annuel que l’État verse pour financer la construction de logements sociaux à La Réunion. Les opérations de Résorption de l’Habitat Insalubre, les logements locatifs sociaux, les accès aidés à la propriété. Ce fonds, c’est le pilier de la dignité des familles réunionnaises les plus vulnérables. Le logement, c’est la dignité de l’homme.
Ce fonds a été divisé par trois. Pas réduit légèrement. Divisé par trois.
Et on nous a jeté deux miettes pour faire croire qu’on gère : l’abonnement de bus divisé par deux, et le blocage du prix du gaz à 18 euros le bidon. Une sucette dans la bouche. Comme si ça suffisait à compenser l’effondrement du logement social.
Quand le bâtiment tombe, tout tombe
Il y a un vieux proverbe : « Quand le bâtiment va, tout va. » À La Réunion, c’est une réalité plus vraie qu’ailleurs. Et quand le bâtiment tombe, tout tombe.
Moins de LBU : le maçon souffre, le transporteur souffre, le fournisseur souffre, l’artisan souffre, les familles souffrent, toute l’économie réunionnaise souffre. Les entreprises du BTP ferment. Les chômeurs s’accumulent. La précarité explose.
Et pendant ce temps-là, les prix continuent d’augmenter. Le Réunionnais qui n’arrive plus à payer son essence, sa nourriture, sa taxe foncière, ses charges, son crédit, son loyer — qu’est-ce qu’il fera demain ?
Il vendra peut-être son terrain. Il abandonnera peut-être son projet. Il ira peut-être dans le privé. Mais dans le privé, les loyers explosent déjà, avec la pression des locations saisonnières et la spéculation.
Alors demain : certains dormiront à dix dans une même case. D’autres finiront sous les ponts. D’autres perdront leur terrain, leur maison, leur avenir. Et d’autres achèteront à leurs biens. La Réunion perdra, parcelle par parcelle, sa propre terre.
Et personne ne pourra dire qu’on ne savait pas.
Ni Cyrille Melchior, président du Département. Ni Huguette Bello à la Région. Ni l’association des maires. Ni les députés et sénateurs. Personne ne pourra dire qu’on ne savait pas.
III. Le carburant : qui taxe, qui encaisse, qui se tait
Au mois de juin, le prix du carburant va dépasser 2 euros à La Réunion — aussi bien le gasoil que le sans-plomb. L’Iran a bombé des infrastructures pétrolières. Le prix du baril a bondi à 115 dollars donc au mois de juin prochain, le carburant augmentera encore.
Quand le carburant augmente, tout augmente. Les courses, les transports, les livraisons, les matériaux. Et le pouvoir d’achat prend du plomb dans l’aile, totalement, globalement.
Mais voici ce qu’on ne dit pas assez clairement : dans l’Hexagone, c’est l’État qui taxe les carburants. À La Réunion, c’est la Région qui joue un rôle majeur dans la fiscalité des carburants — le MAGO, la taxe régionale, c’est elle qui le perçoit. Les pétroliers encaissent leur part. Mais la clé du problème est ici, pas à Paris.
Alors quand Jean-Hugues Ratenon monte au créneau à l’Assemblée nationale à Paris concernant le carburant, je lui pose une question directe : pourquoi ne dit-il pas avec la même force à Huguette Bello de faire un effort régional sur les carburants ? Pourquoi ne l’interpelle-t-il pas ici, devant les Réunionnais, directement ?
« Crier à Paris pour faire croire qu’on défend le créole, alors qu’on évite soigneusement d’interpeller la Région qui tient une clé du problème : c’est de la communication politique. Ce n’est pas défendre le peuple. »
Mi refuse ça.
La réponse, tout le monde la connaît : les élections législatives arrivent. Et on a besoin de Huguette Bello et de la Région pour faire campagne. Alors on préserve les alliances. On crie là où ça ne coûte rien politiquement. C’est du calcul électoral, pas de la défense des familles.
La Région encaisse la taxe carburant et n’a pas choisi de la redistribuer aux familles. En revanche, elle a offert 2 millions d’euros de ristourne à une société du Sud sur l’octroi de mer, et probablement autant à d’autres opérateurs privés.
Je ne prends pas la défense de Didier Robert — lui aussi a distribué de l’argent à des opérateurs et a été critiqué pour ça. La leçon est la même : quand on est dehors, on crie contre ça ; quand on est dedans, on fait pareil voir pire. Et les pauvres, toujours, attendent.
Et il faut parler de Emmanuel Macron. Ce « quoi qu’il en coûte » qui a distribué l’argent à pleines mains : le petit n’en a pas vu la couleur. Ce sont toujours les gros qui en ont bénéficié. Et aujourd’hui l’État est à court, la LBU est coupée, les contrats aidés sont supprimés. Les responsables du gaspillage sont connus. Les victimes de l’addition aussi.
IV. Les contrats PEC : la misère comme fonds de commerce électoral
Je vais dire les choses clairement, et je les assume totalement.
Je n’ai jamais dit que les contrats PEC ne servaient à rien. Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas aider les personnes en difficulté. Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas accompagner ceux qui souffrent.
Mais ce que je refuse, c’est que certains utilisent la misère, la précarité et la détresse humaine comme un fonds de commerce électoral.
Et ça, il faut avoir le courage de le dire.
La mécanique : promettre, distribuer, accuser
Le système est simple et rodé. Un contrat de six mois. Une promesse. Un « attend encore ». Un « reste avec nous ». Un « vote pour moi et après on verra ».
Avant les élections : on distribue, on titularise, on donne des primes, on fait les beaux. Les élections passées : l’argent se fait rare, les promesses s’évanouissent. Et quand l’État réduit les dotations — comme c’était écrit depuis 2012 — les mêmes élus se retournent contre Paris en criant au scandale. Ça leur donne un bouc émissaire. Ça leur permet de dire « ce n’est pas moi, c’est le préfet ». Et la misère des gens devient leur arme, leur outil, leur justification.
Et comme par hasard, la nouvelle de la suppression tombe après les élections. Si elle était tombée en février, avant le scrutin, combien d’élus auraient perdu leur siège ? La réponse, chacun la connaît.
« Un maire n’est pas propriétaire de la misère du peuple. Un contrat aidé ne doit jamais devenir une laisse politique. »
L’esclavage moderne
Mes ancêtres étaient esclaves. Aujourd’hui, sous une autre forme, certains recréent une dépendance politique moderne où des femmes et des hommes se sentent obligés de courir derrière un élu pour survivre. Ce n’est pas la même chaîne. Mais c’est la même servitude. La même dépendance. Le même outil de contrôle.
Mi refuse ça.
J’ai toujours dit à la population de Saint-Leu : ne votez pas pour moi parce que je vous donne un contrat de six mois. La dignité d’un peuple ne peut pas dépendre d’un contrat de six mois.
On vote pour quelqu’un parce qu’il développe une commune. Parce qu’il construit des écoles. Parce qu’il crée de l’activité économique. Parce qu’il améliore durablement la vie des gens. Parce qu’il prépare l’avenir. Voilà ce que devrait être la politique.
2012 : j’étais seul devant la préfecture
Ce que personne ne veut rappeler, c’est que cette histoire ne date pas d’hier. Depuis 2012, la baisse drastique des contrats aidés était tracée, connue, prévisible. Et j’étais devant la préfecture à le dénoncer — seul. J’étais député. Je me suis battu poumon contre poumon. La GIGN m’a frappé. Et je n’ai entendu aucun élu être solidaire avec moi. Au contraire : « Il est fou. » Jusqu’à aujourd’hui !
En 2012, le président de l’association des maires était à la mairie de Saint-Leu. Et le discours qu’il a tenu récemment, c’est mot pour mot le discours que je tenais en 2012. Douze ans plus tard.
« Mon problème dans la vie politique réunionnaise, c’est peut-être simplement d’avoir eu raison trop tôt. »
La solution : les besoins occasionnels
Lors de ma dernière campagne municipale, j’avais proposé les « quinzaines chômage », parce que j’avais anticipé cette situation. Et si ma liste avait été élue — il y a un recours en cours, cette élection s’est faite dans des conditions contestées — ces quinzaines auraient déjà été mises en place.
Aujourd’hui, la solution s’appelle les « besoins occasionnels ». Chaque commune peut y avoir recours. L’État n’interdit pas cela. Mais il faut de la volonté politique : revoir les budgets, supprimer les dépenses somptuaires, faire moins de fêtes à grands frais, et réorienter vers l’emploi.
Quand un maire vous dit « je n’ai pas les moyens » : avec l’augmentation du carburant, les taxes communales ont augmenté, la consommation est restée stable. Vous rentrez plus d’argent dans les caisses. Où va cet argent ? C’est une question de priorités.
Je le dis à la population de Saint-Leu, de Saint-Louis, de Saint-André, de Saint-Denis, de Saint-Joseph, de Petite-Île, de Saint-Paul, partout : n’acceptez pas qu’un maire vous dise « il n’y a plus de contrats PEC donc on ne peut rien faire ». C’est faux. Les besoins occasionnels existent. Exigez-les.
V. La politique ne doit pas être une mise en scène
Ce qui me dérange profondément, c’est l’hypocrisie politique. Quand certains sont dans la majorité, ils se taisent. Ils ferment la bouche. Ils ne veulent pas déranger leur camp. Mais quand ils passent dans l’opposition, soudainement tout devient scandaleux.
Mi aime pas la politique-là.
Jean-Hugues Ratenon monte au créneau à Paris. Très bien. Mais en 2012, c’était François Hollande au pouvoir, la gauche au gouvernement. Et c’est sous cette majorité que la baisse drastique des contrats aidés a commencé. Où était la tribune à l’époque ? Quand on est dans la majorité, on se tait. On ne se fait pas honte de sa majorité.
Aujourd’hui, on monte au créneau à Paris. On fait des vidéos. On fait des déclarations. On fait croire qu’on découvre les problèmes. Mais les Réunionnais ne sont pas dupes. Ils voient qui parle quand ça arrange, et qui se tait quand ça dérange.
Et Huguette Bello — son fonds de commerce, c’est la défense des femmes. C’est une cause noble. Mais défendre les femmes, ce n’est pas organiser des marches blanches après les féminicides, une fois que la femme est déjà morte. Non, ce n’est pas comme ça que ça devrait fonctionner. Défendre les femmes, c’est construire des logements pour qu’elles ne soient pas dépendantes économiquement d’un homme violent. C’est se battre pour la LBU. C’est lutter contre la précarité qui les enferme. Voilà la vraie défense des femmes.
« Le peuple réunionnais n’a plus besoin de communication politique. Il a besoin de vérité. Il a besoin d’élus qui défendent La Réunion selon la réalité — pas selon les échéances électorales. »
VI. Ce que j’ai proposé en premier : une histoire d’anticipation
Je ne dis pas ce qui suit par arrogance. Je le dis parce que les faits sont là, vérifiables, écrits noir sur blanc. Allez chercher dans les archives de presse, les professions de foi, les déclarations publiques. Tout y est.
On m’a souvent traité de fou, d’arrogant, de prétentieux, de marginal politique imprévisible et incontrôlable, d’homme qui parle trop. Mais combien de sujets ai-je anticipés avant tout le monde ?
Qui a parlé du téléphérique à La Réunion avant tout le monde ? Qui a mis en place les premières cantines à 1 euro pour toute la marmaille ? Qui parlait déjà d’autonomie alimentaire quand personne n’en parlait ? Qui proposait déjà un deuxième site de stockage de carburant pour protéger La Réunion d’un blocage maritime ? Qui alertait sur notre dépendance totale en cas de crise mondiale et plaidait pour des liens renforcés avec Madagascar, l’Afrique et l’océan Indien ?
Aujourd’hui, beaucoup reprennent ces idées. Saint-Paul met en place la cantine à 1 euro. Le téléphérique est dans les programmes. L’autonomie alimentaire est à la mode. C’est bien. Si ça sert La Réunion, je n’en réclame pas le crédit. Mais que les choses soient dites.
J’ai également demandé, depuis des années, que l’État reprenne directement la distribution des contrats aidés plutôt que de les confier aux communes. Parce que quand c’est la commune qui distribue, c’est la politique qui choisit. Et quand c’est la politique qui choisit, c’est la clientèle électorale qui bénéficie — pas forcément ceux qui en ont le plus besoin.
« La vérité n’a qu’une seule couleur. Et à l’époque, quand je les portais, on me regardait comme un extraterrestre. Aujourd’hui, tout le monde copie. »
VII. Saint-Leu : ce que la population a le droit de savoir
Concernant Saint-Leu, beaucoup attendent que je parle tous les jours. Mais aujourd’hui, j’observe. Je regarde. Je surveille. J’analyse. Je continue mes réunions de quartier — j’étais récemment à Bois-de-Nef, bientôt à Grands-Fond. Et quand c’est trop gros, je parle.
Le budget insincère : lui-même l’a dit
Lors de ma dernière conférence de presse, j’ai dit que le budget de Saint-Leu était insincère. Nous envoyons un courrier formel à la Chambre Régionale des Comptes et au Préfet.
Et hier, M. Karim a publié une vidéo dans laquelle il reconnaît lui-même que le budget est devenu « insincère », en invoquant la suppression des contrats PEC. Je vous invite à retrouver cette vidéo.
Mais voici ma réponse : ce budget était insincère avant même la suppression des contrats PEC. Il n’avait pas besoin d’eux pour l’être. Cette suppression n’est qu’un alibi supplémentaire. Il l’a dit lui-même. Pas moi. Lui. Tout ce que je dis : Vérité.
La maison du peuple : deux étages, deux catégories
Quand on explique qu’il n’y a pas assez d’argent pour faire un audit financier, mais qu’on trouve les moyens d’aménager une véritable « maison dans la maison » avec kitchenette, dressing, douche à l’italienne et équipements de confort — alors oui, je parle.
Il y a deux catégories dans cette « maison du peuple » : les petites gens reçues en bas, et les gens d’en haut reçus dans le confort. L’excuse avancée : l’accessibilité pour les personnes handicapées. Je suis désolé. C’est une mauvaise excuse. Pour une « maison du peuple », c’est une vision assez singulière du peuple.
Les indemnités : une obligation légale transformée en vertu
On nous dit que le maire a volontairement baissé ses indemnités. C’est faux. F-A-U-X. Il existe un plafond légal sur le cumul des indemnités des élus. Quand vous cumulez la mairie, la communauté d’agglomération, la Sidelec et d’autres fonctions, et que la somme dépasse ce plafond, la loi vous impose de réduire. Il y a été contraint. Légalement. Présenter ça comme un geste généreux : c’est de la manipulation. Dites la vérité aux gens.
Le conseil ignoré et l’avertissement au personnel
Quand des administrés attendent des heures sans être reçus, je propose des solutions simples — comme donner des tickets de passage dès le matin pour que les gens ne perdent pas leur journée entière. Ce conseil est allé comme de l’eau sur les paillassons. Mais je l’avais dit.
Et je dis publiquement ce que j’ai dit aux employés communaux ce matin : méfiez-vous. Ne partez plus sur vos ordinateurs professionnels pour envoyer des messages depuis la mairie. Soyez prudents de ce que vous dites dans les bureaux. Je n’en dis pas plus. Mais que cela soit dit.
Je ne parle pas avec animosité. Je parle parce que la population a le droit de savoir. Je parle parce qu’un élu doit rendre des comptes.
VIII. Ce n’est pas un mandat qui fait un homme
On me demande parfois pourquoi je continue à parler aussi librement. La réponse est simple.
Parce que ce n’est pas un mandat qui fait un homme. Ce n’est pas un titre qui fait un homme. Un homme, ce sont ses valeurs, son courage, sa liberté, sa capacité à dire la vérité même quand cela dérange.
Oui, aujourd’hui je suis marginal chez beaucoup d’élus. Parce que je ne tiens pas le même discours qu’eux. Parce que je refuse certaines hypocrisies. Parce que je refuse de rentrer complètement dans le système.
« Je préfère être libre sans mandat que prisonnier d’un système qui détruit mon peuple. »
Mes ancêtres ont connu l’esclavage. J’ai la chance de vivre en France, dans un pays de liberté, d’égalité, de fraternité. Et cette liberté, je ne la donnerai jamais contre un titre ou un mandat.
J’ai 49 ans. J’ai encore du temps devant moi. Et doucement, tout le monde apprendra à me connaître.
Ce n’est pas un mandat qui fait un homme. Ce sont ses valeurs.
IX. La Réunion mérite mieux
Le 20 mai, beaucoup veulent manifester. Très bien. Mais pour défendre quoi exactement ? Le peuple réunionnais ? Ou un système politique devenu dépendant de la précarité ?
Je refuse de participer à une immense opération de communication destinée à protéger un système qui a trop longtemps utilisé la souffrance sociale comme carburant électoral.
Moi, je propose autre chose. Je propose qu’on se batte pour le pouvoir d’achat. Pour le logement. Pour la baisse des carburants. Pour la LBU. Pour l’autonomie alimentaire. Pour la dignité. Pour l’avenir de nos enfants. Pour que La Réunion arrête enfin de subir.
S’il faut marcher pour ça, mi sera là.
S’il faut monter au front pour ça, mi sera là.
Et si quelqu’un veut débattre — Huguette Bello, Jean-Hugues Ratenon, n’importe quel élu de cette île — je suis disponible. Réunion 1ère, Antenne Réunion, Freedom. Choisissez le plateau. Je viendrai. Et je démontrerai par A plus B ce que j’affirme ici.
La Réunion mérite mieux que des manipulations. Mieux que des promesses électorales. Mieux que des contrats utilisés comme outils politiques. Mieux que des indignations sélectives. Mieux que des discours de façade.
La Réunion mérite une vision. Une vraie vision. Où le peuple retrouve sa dignité. Où l’économie produit réellement. Où le logement redevient accessible. Où les jeunes ont un avenir. Où les familles peuvent vivre dignement. Et où les élus arrêtent enfin de considérer la précarité comme un outil de contrôle politique.
Assez joué avec la misère domoune.
« La vérité n’a qu’une seule couleur. Et la dignité du peuple réunionnais ne se négociera jamais. Tant que j’aurai la force de parler, je parlerai. Tant que j’aurai la force de dénoncer, je dénoncerai. Tant que j’aurai la force de proposer, je proposerai. »
Thierry Robert
Élu d’opposition au Conseil Municipal de Saint-Leu,
Président du PACT — Le Peuple aux Commandes du Territoire
La Réunion, 07 Mai 2026


