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Taxe foncière 2025 : ce qu’il faut savoir avant la date limite de paiement

Ecrit par J.D. – le lundi 13 octobre 2025 à 07H02

Les propriétaires ont jusqu’au 15 ou au 20 octobre selon leur mode de paiement pour s’acquitter de la taxe foncière 2025. Tour d’horizon des logements concernés, des modalités et du mode de calcul de cet impôt local.

La campagne de paiement de la taxe foncière entre dans sa dernière ligne droite. Environ 33 millions de propriétaires sont concernés cette année, selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Tous doivent régler leur dû d’ici à la mi-octobre, avec des échéances variables selon leur situation. Pour les contribuables qui paient par voie dématérialisée, la date limite est fixée au 20 octobre, tandis que ceux qui règlent par un autre moyen doivent le faire avant le 15 octobre. Les ménages mensualisés sont, eux, prélevés automatiquement de janvier à octobre. En cas de hausse de la taxe, des régularisations peuvent intervenir en novembre ou décembre.

La taxe foncière concerne toute personne propriétaire ou usufruitière d’un bien au 1er janvier 2025, qu’il s’agisse d’une maison, d’un appartement ou encore d’un local professionnel. Même en cas de revente du bien au cours de l’année, c’est le vendeur qui demeure redevable de la taxe pour l’année entière. Certains cas permettent toutefois une exonération totale ou partielle, notamment pour les retraités à faibles revenus, les personnes en situation de handicap ou les logements neufs dans certaines conditions.

Le montant de la taxe repose sur deux composantes

Les biens imposés doivent présenter le caractère de bâtiment fixe : ils doivent être attachés au sol de manière permanente. Les maisons, appartements, caves, piscines, parkings et dépendances sont donc concernés, contrairement aux caravanes mobiles.

Le paiement s’effectue principalement en ligne, via le site impots.gouv.fr ou l’application mobile du même nom. Au-delà de 300 euros, le paiement dématérialisé est obligatoire. En dessous, il reste possible de régler par chèque, espèces ou carte bancaire auprès d’un buraliste agréé. Les contribuables ayant opté pour le prélèvement à l’échéance verront leur compte débité le 27 octobre.

Le montant de la taxe repose sur deux composantes. La première est la valeur locative cadastrale du bien, correspondant au loyer théorique qu’il pourrait générer s’il était loué. Elle dépend de nombreux critères : superficie, confort, localisation, état général… Cette valeur, souvent ancienne, peut être révisée si le propriétaire déclare des modifications telles qu’une extension, une rénovation ou l’apparition de nuisances à proximité. En 2025, cette valeur est revalorisée de 1,7 % pour tenir compte de l’inflation.

La seconde composante correspond aux taux d’imposition fixés par les collectivités locales, principalement les communes. Ces taux, appliqués à la valeur locative, déterminent le montant final de l’impôt. La majorité des villes – plus de 86 % selon la DGFiP – ont maintenu en 2025 les mêmes taux qu’en 2024.

A La Réunion, les impositions les plus lourdes

À La Réunion, la taxe foncière reste parmi les plus lourdes de France. Malgré quelques ajustements à la marge, les propriétaires continuent de supporter des taux dépassant 60 % dans la majorité des communes, avec un record à plus de 90 % à Saint-Louis. Cinquante ans après la création de l’impôt dans sa forme actuelle, le système réunionnais conserve une particularité : des bases élevées combinées à des taux importants, ce qui génère des montants très supérieurs à la moyenne nationale.

Lire aussi : Taxe foncière : La Réunion parmi les taux les plus élevés de France

Selon la DGFiP, les départements franciliens et ultramarins concentrent les impositions les plus lourdes : à Saint-Benoît, le taux atteint 70,45 %, tandis qu’à Saint-Louis, il recule légèrement mais reste à 90,48 %. Une évolution qui s’explique aussi par la revalorisation annuelle des bases cadastrales, indexée sur l’inflation : +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024 et encore +1,7 % en 2025. Même gelés, les taux communaux produisent donc des hausses mécaniques. Dans un contexte de pression accrue sur les finances locales, les syndicats redoutent que les communes soient, à terme, contrainte d’augmenter de nouveau leurs taux pour maintenir leurs services publics.

En moyenne au niveau national, la taxe foncière s’élevait l’an dernier à 1 072 euros pour une maison et 851 euros pour un appartement. Des montants qui peuvent varier fortement selon les territoires et les décisions des collectivités. Pour éviter toute mauvaise surprise, les contribuables peuvent consulter la fiche d’évaluation cadastrale de leur bien depuis leur espace personnel sur le site des impôts.

Lire aussi : La taxe foncière en hausse : Les propriétaires réunionnais paient en moyenne 2.369 euros

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