TAK veut que l'Europe “paye le transport des marchandises” entre La Réunion et la métropole

Il y avait 200 à 300 personnes hier soir à la salle Candin venues écouter André Thien-Ah-Koon, exposer son programme aux électeurs de Saint-Denis et du Nord. Thérèse Baillif a parlé de famille, mais aussi de “ce jeune homme qu'elle a connu du temps qu'il travaillait aux eaux et forêts. André Thien-Ah-Koon vendait du charbon”.
Hier soir, Thérèse Baillif, l'une des figures de la politique familiale réunionnaise, était heureuse de le voir à nouveau aller au charbon. Christian Anicet, un des journalistes sportifs le plus connu à La Réunion, lui, a ironisé sur les sondages. “Qui a été sondé dans cette salle, lève le doigt”. Aucun doigt ne s'est levé.
André Thien-Ah-Koon est revenu lors de son intervention sur la nécessité de créer “une région française de l'océan Indien et sur La Réunion plurielle. Nous, c'est un peuple toutes couleurs. Toute le monde doit avoir sa place, la même place dans notre société métissée”.
La tête de liste du Mouvement divers droite a ensuite dénoncé la précarité et la misère dues aux monopoles et aux rentes de situation. “Aucune liste ne défend aujourd'hui le pouvoir d'achat des Réunionnais, on parle des grands chantiers alors que le chantier le plus important reste celui de l'être humain, de la famille et des enfants”.
“Je veux que le gouvernement, soit il augmente de 35 % tous les salaires, toutes les prestations sociales et les retraites, soit l'Etat transporte les marchandises par le biais de l'aide de l'Europe. De ce fait, les marchandises seront vendues au même prix qu'en métropole. Les Réunionnais auront ainsi avec les mêmes revenus, les mêmes allocations familiales, le même pouvoir d'achat et les mêmes conditions de vie”.
André Thien-Ah-Koon a répèté combien il est nécessaire aujourd'hui de s'attaquer aux monopoles. “Lorsque Air France détenait le monopole, le billet d'avion était à 10.000 francs, trente ans après, rien n'a changé, le billet d'avion est toujours à 10.000 francs. Ce qui veut dire qu'il y a une protection du système colonial, pour lequel les Réunionnais ont payé un lourd tribut”.
“Nous voulons que ça cesse, nous voulons que La Réunion s'ouvre pour la mise en place d'une politique touristique semblable à celle des autres pays de l'océan Indien”, a conclu André Thien-Ah-Koon.


