Syrie : Washington lance des frappes contre l’État islamique

Les États-Unis ont lancé, vendredi 19 décembre, une opération militaire d’envergure contre le groupe État islamique (EI) en Syrie, en représailles à une attaque ayant coûté la vie à deux militaires américains et à un interprète.
À la suite de l'attaque perpétrée samedi dernier contre les forces américaines et leurs alliés, le Commandement central américain (CENTCOM) a lancé l'opération Hawkeye Strike à 16h contre l'EI en Syrie, le 19 décembre.
Les forces du CENTCOM ont frappé plus de 70 cibles dans plusieurs endroits du centre de la Syrie à l'aide d'avions de chasse, d'hélicoptères d'attaque et d'artillerie. Les forces armées jordaniennes ont également apporté leur soutien avec des avions de combat. L'opération a utilisé plus de 100 munitions de précision visant des infrastructures et des sites d'armement connus de l'EI.
"Cette opération est essentielle pour empêcher l'EI d'inspirer des complots terroristes et des attaques contre le territoire américain", a déclaré le commandement du CENTCOM, qui continuera "à poursuivre sans relâche les terroristes qui cherchent à nuire aux Américains et à nos partenaires dans toute la région."
Après l'attaque du 13 décembre contre le personnel américain et syrien, les forces américaines et leurs partenaires ont mené 10 opérations en Syrie et en Irak, qui ont abouti à la mort ou à la détention de 23 terroristes.
Damas a réaffirmé son engagement à combattre l’État islamique, rappelant son intégration récente à la coalition internationale antijihadiste menée par Washington suite à la visite du président intérimaire syrien, Ahmad al-Chareh.


