St-Paul: Quatre bateaux engagés dans la pêche aux requins

C'est la première fois que le dispositif post-attaque de pêche de requins est mis en place. Une mesure actée par le préfet en Comité opérationnel réunionnais de réduction du risque requin (CO4R) le 13 mai dernier. Une première que les pêcheurs mandatés auraient bien voulu ne jamais avoir à mettre en place.
Quatre bateaux sont mandatés pour tenter de pêcher le requin à l'origine de l'attaque mortelle du lundi 15 juillet en baie de Saint-Paul. "Le Wayan est un mini long-liner pouvant effectuer de la palangre de fond. Il est accompagné du Rapace, du Cocha Cossa et du Pacifique", liste Ludovic Courtois, secrétaire général du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM).
A 16h ce mardi après-midi, c'est Le Pacifique qui a lancé ses lignes en baie de Saint-Paul. "Les bateaux ne pêchent pas réellement à tour de rôle. Hier après-midi, trois ont été mobilisés dès 16h15 sur zone pour maximiser les chances de retrouver le requin à l'origine de la mort de cette baigneuse", explique Ludovic Courtois. "Lors du CO4R, nous avions demandé au préfet de porter à 72 heures l'autorisation de pêche car nous imaginions qu'il nous faudrait au moins 24 heures pour mobiliser l'ensemble du matériel nécessaire", précise-t-il. La première expérience "malheureuse" de ce lundi est venue contredire cette prévision. "Les bateaux étaient opérationnels une heure après l'attaque", ajoute-t-il.
"Jusqu'à ce soir, nous allons continuer avec un bateau avant de passer à deux bateaux dans la nuit. Demain matin, c'est à nouveau un seul bateau qui sera mobilisé. Avoir trop de bateaux, de jour, aura pour effet d'effrayer les requins", précise-t-il.
Ce matin, le patron du Wayan a remonté une raie guitare dont la tête était partiellement touchée par des morsures, mais toujours pas de requin au bout du fil. Toutes les touches remontées par ces bateaux mandatés par la Préfecture doivent être traitées par le Cross, dont "nous sommes les prestataires de services", tient à préciser le comité régional des pêches.
Le préfet a autorisé cette chasse dans une fenêtre de 72 heures après attaque. "C'est un délai maximum qui sera peut-être réévalué dans les prochaines heures", estime le représentant du CRPM. Si le dispositif est maintenu en l'état, les quatre bateaux peuvent jeter leur ligne jusqu'à jeudi après-midi.


