St-Denis : Un mineur soupçonné d'être l'auteur de multiples fausses alertes à la bombe

Le 3 novembre dernier, ce sont 15 établissements scolaires qui ont reçu un courriel identique d’alerte à la bombe suivi de levées de doutes très rapides engagées par les forces de l’ordre.
À titre d'exemple, les collèges Adrien-Cerneau (Sainte-Marie), Terrain-Fleury (Tampon) ou Morin (Saint-André) ont notamment été concernés.
Quelques jours plus tôt, le 30 octobre, une dizaine d’alertes à la bombe impactait d'autres établissements scolaires, mais également un centre commercial, une mairie et certains transports en commun.
L’enquête menée par les services de la STPJ, le Service territorial de police judiciaire, a permis de mettre la main sur un mineur de moins de 15 ans qui est soupçonné d'avoir envoyé de multiples alertes de son domicile.
Selon nos informations, le jeune garçon utilisait vraisemblablement différents réseaux virtuels (VPN) pour envoyer ses messages. Mais il aurait commis une erreur qui a permis à la brigade de lutte contre la cybercriminalité de remonter jusqu'à lui. Le matériel du mis en cause, téléphone portable et ordinateur, a été saisi en perquisition et passé au peigne fin. Les éléments retrouvés permettraient d'établir que plusieurs messages d'alerte ont été envoyés par le collégien féru d'informatique. Il aurait également mis en alerte son propre établissement selon les premiers éléments.
Pour l’heure, l’état de santé de l'intéressé n’a pas donné aux enquêteurs la possibilité de l’auditionner.
Seule une expertise psychologique pourrait permettre au parquet du Nord d’envisager d’hypothétiques poursuites judiciaires.
D'autres « plaisantins » sont activement recherchés et notamment ceux qui ont envoyé des alertes au Rectorat ou au sein de l'aéroport Roland Garros.


