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St-Denis : "L'aspect fondamental pour nous, c'est la famille"

À l'occasion de ses vœux à la presse, Ericka Bareigts a détaillé ce mardi sa feuille de route pour 2024. La maire de Saint-Denis en a en profité pour revenir sur l'attractivité du chef-lieu, preuve pour elle du travail "d'hyperproximité" engagé avec ses équipes depuis son arrivée aux manettes en 2020. "Provoquer du bonheur chez les gens, c'est un vrai projet et notre fil conducteur", assure-t-elle. 
Ecrit par S.I. – le mercredi 31 janvier 2024 à 14H25

Avant de détailler les principales actions de l'année à venir, Ericka Bareigts est tout d'abord revenue sur les difficultés rencontrées par la presse dans son ensemble. Pour l'édile dionysienne se pose la nécessité d'une remise en cause du modèle même de la presse, notamment écrite, qui voit ses ventes fondre comme neige au soleil "alors que la population augmente". Elle appelle à ce que des solutions soient trouvées le plus rapidement possible "pour maintenir notre belle presse", "particulièrement vivante à La Réunion contrairement aux autres DOM et particulièrement aux Antilles", a rappelé l'ancienne ministre des Outre-mer.

Ericka Bareigts a ensuite eu quelques mots sur les dégâts causés par Belal, apportant notamment son soutien à ses collègues maires du Sud et aux familles endeuillées, appelant la population, les élus mais aussi EDF "à retenir les leçons de Belal". "Nous aurons à l'avenir des cyclones de type Irma (NDLR : qui avait frappé l'île de Saint-Martin en 2017, avec des vents de 285 km/h de moyenne). Ce territoire se comporte comme un territoire hexagonal alors qu'il ne l'est pas", déplore Ericka Bareigts, qui appelle les autorités et les opérateurs à investir massivement dans le traitement des eaux pluviales. La maire de Saint-Denis en a profité pour glisser un tacle à la direction d'EDF, regrettant le manque de concertation de l'opérateur avec les communes. Sur la question de l'eau, elle a indiqué que la commune avait réalisé plus de 65 millions d'euros d'investissements ces dernières années qui ont notamment permis de sécuriser le barrage de la Rivière Saint-Denis, qui alimente près de 50% des Dionysiens. "Nous allons mettre avec la Cinor près de 30 millions d'euros sur les trois prochaines années pour la réhabilitation de la station de Bellepierre qui est assez vétuste", poursuit-elle.

63 millions d'euros d'investissements en 2024

Ces constats faits, la maire de Saint-Denis est revenue sur un volet plus politique, faisant tout d'abord un long encart sur "l'attractivité" du chef-lieu selon ses dires. À commencer par une population dionysienne qui ne cesse d'augmenter, passant sur les trois dernières années selon les chiffres de l'Insee de 153.000 à 156.000 habitants. Preuve pour elle de la sécurité régnant dans le chef-lieu comparé aux autres villes de France de la même strate, en partie liée au travail effectué dans le cadre du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) entre la police nationale, la police municipale et le procureur de la République. Ericka Bareigts a par ailleurs précisé que que 55 nouvelles caméras vont s'additionner cette année aux 115 existantes.

"Nous sommes également une ville peu endettée, l'endettement est de moins de 5 ans, et nous investissons beaucoup plus que la moyenne des villes de notre strate : nous avons mis 59 millions d'euros d'investissement l'an dernier, un montant en hausse cette année avec 63 millions d'euros", prévoit-elle, insistant au passage sur le fait que le chef-lieu est, après la commune des Avirons, "la seconde ville avec le taux d'imposition le plus bas".

"On vient aussi à Saint-Denis pour l'éducation", assure Ericka Bareigts, rappelant que 80% des enfants mangent gratuitement dans les écoles et que chaque classe de maternelle dispose d'une ATSEM. Cette attractivité vantée par Ericka Bareigts serait également due à l'accompagnement fait auprès de la jeunesse et des seniors. Pour les premiers, elle a indiqué que près de 2.500 jeunes ont déjà bénéficié de bourses de voyage et que plus de 20.000 peuvent se déplacer gratuitement sur le réseau Citalis. Quant aux seconds, elle a rappelé que près de 6.000 d'entre eux s'épanouissent à travers différentes activités culturelles et sportives. "Vieillir est une chance et quand on vieillit, on reste un citoyen à part entière. Nous sommes attractifs car tout le monde a compris que l'aspect fondamental pour nous, c'est la famille", déclare-t-elle.

Sur les projets à venir, 2024 rimera avec la poursuite du programme de réfection des voiries communales, en particulier dans les secteurs de Rampes Ozoux, du bas de la rue Sainte-Marie dans le quartier de Saint-Jacques, sans oublier le quartier de Bois-de-Nèfles (pente ananas).

Au niveau des infrastructures, la livraison du gymnase du Chaudron est attendue pour cette année, tout comme la bibliothèque intercommunale dans le même quartier, ainsi que le stade Jean-Ivoula, qui obtient le label olympique. Des études débuteront pour la réfection du plateau de Joinville ainsi que le plateau noir de La Source.

Dans le domaine du logement, trois nouvelles résidences dédiées aux personnes âgées vont être livrées. L'occasion pour la maire de Saint-Denis d'insister une nouvelle fois sur le fait que près de 30% du parc de logements sociaux de l'île se trouve dans le chef-lieu. Elle a appelé à la solidarité des autres communes en leur demandant de respecter la réglementation. "De notre côté nous essaierons d'en faire 500 par an".

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