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Sociale démocratie quand tu nous tiens

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 13 février 2014 à 12H56
On aura tout vu ou entendu  !
On avait  découvert il y a peu que certains de nos  députés, pourfendeurs à la tribune du grand capital, étaient les plus ardents défenseurs des niches fiscales. Oh bien sûr pas toutes les niches fiscales : celles qui permettent aux entreprises métropolitaines d'investir sont scandaleuses. Mais celles qui préservent les contribuables domiens, dont certains paient beaucoup sur leur fortune et un peu moins de leur  personne, sont, par essence, vertueuses.
 
Et justement puisque l'on parle d'essence voici que l'on apprend que le droit de grève est scandaleux quand il gêne l'économie ! Je pensais naïvement qu'il était fait un peu pour ça mais je me trompais. Il doit donc être limité aux salariés des entreprises dont l'arrêt d'activité ne gêne personne, ce  qui, il faut bien l'avouer, délimite un périmètre encore très vaste. Mais on ne donnera pas les noms.
 
Dans les activités stratégiques à sanctuariser il y aurait les stations-services. 
Il existe pourtant pour elles comme pour beaucoup d'autres un pouvoir de réquisition du préfet qui vise  justement à garantir un service minimum en assurant l'approvisionnement des acteurs  économiques participant à des fonctions vitales.
Mais cela ne suffit pas à nos amis socio démocrates. Il faut aller beaucoup plus loin.
Il faut garantir un approvisionnement plus large pour qu'au Total la grève ne gêne presque plus personne.
Passons sur l'aspect technique insoluble de la question ainsi soulevée qui aurait fait l'objet d'un amendement parlementaire. Vous imaginez la difficulté à réguler non pas par les usages (le client) mais par le pourvoyeur (le pompiste).
Mais les imbroglios n'impressionnent pas nos intrépides législateurs.
 
Moi je suis un vieux con réactionnaire qui peste sur tout ce qui me gêne.
Je considère le savoir comme une denrée de première nécessité et je propose donc que l'on ne s'arrête en si bon chemin.
Je suggère qu'en toutes circonstances un enseignant sur quatre soit tenu d'assurer la classe en cas de grève.
 
Que ceux qui attendent les résultats du baccalauréat avec angoisse et tous les illettrés me rejoignent.
On devrait être assez nombreux.

 

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