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Shein, Temu... : pourquoi les commandes à La Réunion vont coûter plus cher dès mars 2026

Ecrit par Zinfos974 – le dimanche 1 mars 2026 à 15H41

À compter du 1er mars 2026, une nouvelle taxe de 2 euros par article s’appliquera aux colis importés depuis un pays hors de l’Union européenne lorsque leur valeur est inférieure à 150 euros. Une mesure inscrite dans la loi de finances pour 2026 qui vise à freiner les importations de la fast-fashion (Shein, Temu...) à bas coût et à rééquilibrer la concurrence avec le commerce local.

C’est un changement discret mais qui pourrait peser sur les achats en ligne. À partir du 1er mars 2026, chaque article importé depuis un pays situé hors de l’Union européenne et d’une valeur totale inférieure à 150 euros sera soumis à une taxe forfaitaire de 2 euros.

Lire aussi : Colis chinois : bientôt une taxe de 2 euros par article pour freiner l’ultra-fast-fashion ?

2 euros par article et pas seulement par colis

Concrètement, la taxe ne s’applique pas au colis dans son ensemble, mais bien à chaque article distinct qu’il contient. Un envoi d’une valeur de 100 euros comportant un seul produit sera taxé 2 euros. En revanche, si ce même colis contient dix articles différents déclarés, la facture grimpera à 20 euros. Cette contribution s’ajoute à la TVA et, le cas échéant, aux droits de douane déjà existants.

Le prélèvement devra être acquitté par le redevable de la TVA à l’importation, c’est-à-dire soit le vendeur, soit la plateforme intermédiaire. Dans la pratique, le consommateur pourrait voir cette taxe intégrée directement dans le prix affiché ou dans les frais de livraison.

La mesure concerne les envois à destination de la France métropolitaine, de La Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe et de Monaco. Elle ne s’applique pas aux importations vers Mayotte, la Guyane et Saint-Martin.

Limiter l’afflux massif de produits très bon marché importés

Instaurée par l’article 82 de la loi de finances pour 2026, la taxe est présentée par l’État comme un levier pour limiter l’afflux massif de produits très bon marché importés, notamment via les grandes plateformes de e-commerce comme Shein ou encore Temu, et pour encourager le recours aux circuits courts et aux commerces de proximité. Les pouvoirs publics mettent également en avant l’enjeu environnemental lié à la multiplication des petits envois individuels.

Le dispositif a vocation à être temporaire. Il restera en vigueur jusqu’à l’entrée en application d’un mécanisme similaire à l’échelle européenne, prévue au plus tard le 31 décembre 2026. L’Union européenne prépare en effet une réforme du régime douanier applicable aux petits envois afin d’harmoniser les règles entre États membres.

Pour les consommateurs, l’impact dépendra du contenu du panier. Pour un achat isolé, le surcoût restera modéré. Mais pour des commandes composées de multiples articles distincts, la facture pourrait rapidement s’alourdir. À partir du 1er mars, chaque produit importé comptera un peu plus dans l’addition finale.

Etiquettes : Colis | Taxe

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