"Sensibilisation" et "protection", les objectifs du futur parc animalier de l'Etang-Salé

"Il existe l'aquarium, Kelonia, Croc Parc et l'insectarium. Il n'y a pas de parc pour les oiseaux", explique Bernard Gougache, maître fauconnier et zoologiste depuis une vingtaine d'années. L'idée, aménager l'ancien parc animalier de l'Étang-Salé d'ici 2014 pour en faire un nouveau (peut-être appelé "Bioparc") qui accueillerait des oiseaux endémiques et étrangers, des reptiles et des animaux de la ferme pour les petits.
Membre d'une association protectrice des animaux, l'Association Sarah Delavergne, Bernard Gougache assure que le principe n'est absolument pas d'enfermer des animaux pour les exposer et en faire du profit. "Le but est de rassembler des animaux d'éleveurs, de l'ancien zoo de Saint-Denis, de parcs animaliers à l'étranger et des NACs abandonnés, à des fins pédagogiques", explique-t-il.
Selon Bernard Gougache, les associations ACPEGES et Citoyenne de Saint-Pierre, qui sont contre le principe "d'animaux en captivité" et s'opposent au projet [(voir article précédent)]urlblank:http://www.zinfos974.com/La-societe-Bioparc-veut-installer-un-zoo-dans-la-foret-de-l-Etang-Sale_a64258.html , n'ont pas de soucis à se faire: "Ces animaux ne sont pas pris dans la nature pour être froidement observés par les visiteurs qui passent. L'objectif est sensibiliser le public et lui expliquer comment fonctionne l'écosystème et comment on peut le protéger". Il ajoute que "les animaux que nous allons acquérir de professionnels n'ont jamais vécu en pleine nature et n'ont pas d'instinct sauvage".
"Il faut comprendre les choses pour mieux les protéger"
"Les messages de conservation et de protection ne concerneront pas seulement notre département, mais les problématiques du monde entier", insiste-t-il. Les animations quotidiennes porteront aussi bien sur les chiens errants de l'île, les orang-outans menacés par la fabrication de l'huile de palme en Asie que les éléphants empoisonnés par les braconniers en Afrique. "Il faut comprendre les choses afin de mieux les protéger", explique-t-il.
Une fois suffisamment de fonds récoltés (l'entrée est prévue à 8 euros en moyenne), le parc investira dans des projets de conservation sur l'île, notamment en partenariat avec la SEOR (Société d'études ornithologiques de La Réunion). Parmi ses nombreux projets, il souhaiterait recueillir les papangues blessés par les activités humaines, inaptes à être relâchés, afin de les montrer au public.
Un site "naturel"
Les cages et la ferraille laissées à l'abandon depuis 1976 sur ce site de l'ONF seront retirées et remplacées par des volières de 15 à 70m2 et des enclos de 200 à 500 m2. "Des oiseaux se sont aussi installés sur le terrain depuis des années. Nous allons conserver les parties naturelles où ils se sont installés pour ne pas les perturber", assure le zoologiste.
Le coût du projet d'élève à 600.000 euros et sera financé par un apport principal, des prêts bancaires et une subvention de la FEDER. Mais selon le Bernard Gougache "ça vaut le coup parce que je sais que les 80.000 visiteurs prévus chaque année, repartiront avec un message de protection de la bio-diversité de l'île et du monde".



