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Sénatoriales : Virapoullé compte sur le secret des urnes

La situation délicate qu'il traverse vis-à-vis de l'UMP ne fait pas perdre sa sérénité à Jean-Paul Virapoullé. Aux côtés d'Anne-Marie Payet, tous deux sénateurs sortants, l'ancien maire de Saint-André compte plus que jamais sur le secret de l'isoloir pour créer l'exploit aux élections sénatoriales.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 22 août 2011 à 13H06

 

Le bilan, tout miser sur le bilan. Contrairement à Michel Fontaine (tête de liste de l'UMP), Jean-Paul Virapoullé et Anne-Marie Payet peuvent faire valoir leurs neuf années d'activités sénatoriales. Un argument de poids dont ils comptent user en vue des sénatoriales.

"Avec plus de 32 amendements votés, tout autant pour Anne-Marie", explique Jean-Paul Virapoullé, les deux élus sortants espèrent bien composter un ticket à nouveau gagnant dans un mois.

Ce matin, c'est dans un hôtel de Saint-Denis qu'ils ont levé (un peu) le voile sur leurs prétentions. Le discours se veut victorieux, et ce malgré le choix de l'UMP d'accorder sa confiance à Michel Fontaine.

"Sans tutelle"

"Nous n'avons pas été des sénateurs pot de fleur", ironise Jean-Paul Virapoullé. "Nous nous sommes battus, nous avons fait voter, parfois avec le gouvernement loyalement, parfois sans le gouvernement loyalement, par rapport à nos convictions".

Rassuré par son tour d'horizon auprès des grands électeurs, Jean-Paul Virapoullé en ressort quelques bribes bien choisies : "Ce que les grands électeurs m'ont dit, c'est : Monsieur Virapoullé, rent' out case tranquille, dans l'isoloir nous va fait le travail parce que ou la travaille pou la Réunion et zot la travaille librement, sans tutelle", s'amuse-t-il. Le duo met en avant un bilan "reconnu de tout le monde, y compris de nos adversaires", ajoute l'ex-maire de Saint-André.

Les sénatoriales, qui échappent à la raison des autres élections, cultivent une nouvelle fois leur différence. "C'est une élection trans-courant", ose Jean-Paul Virapoullé. "Nous aurons des votes qui proviendront de la droite, du centre, de la gauche. Si je vous disais que je connaissais le dosage des différents courants en notre faveur, je mentirais mais je sens, à travers les regards, les poignées de main, les appels que nous recevons, que les Réunionnais ne souhaitent pas changer cette équipe qui fait gagner la Réunion".

Défendre ses convictions

Toujours dans le cadre de la campagne électorale qui mènera au vote le 25 septembre prochain, Jean-Paul Virapoullé compte sur l'expérience qui est la sienne, ainsi que celle de sa colistière.

"Ce n'est pas mon avenir qui compte", répond-il à ceux qui le voit en grand danger en cas de revers. Ce qui compte, "c'est qu'on traverse la plus grave crise économique et financière que le monde ait connu. Qui on envoie à Paris ? Les apprentis ou les avocats qui ont de l'expérience. C'est ça le choix pour moi. Si on envoie les avocats qui ont l'expérience, la maîtrise des dossiers et le culot de défendre leurs convictions, je pense que la Réunion a tout à gagner là-dessus".

 

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