Sénatoriales : Accusé de trahison politique, Michel Fontaine répond aux attaques

L’emblématique édile de la capitale du Sud est l’un des artisans majeurs de la candidature de l’Union de la Droite et du Centre où figurent les sénatrices sortantes Viviane Malet et Nassimah Dindar. Michel Fontaine était déjà l’architecte de la liste de 2017 qui avait raflé trois des quatre sièges.
Avec la présence du président du Département sur cette nouvelle liste mais aussi avec le soutien d’un grand nombre de maires de Droite et du Centre, l’union menée par Michel Fontaine est à nouveau grande favorite pour le scrutin dont le résultat sera révélé le 24 septembre prochain.
Michel Fontaine, catalyseur des colères
Le président des Républicains a été la cible d’attaques par ses adversaires au moment de la présentation de différentes listes aux Sénatoriales.
Le candidat tête de liste, Michel Vergoz, a été le plus virulent. Il a qualifié Michel Fontaine “d’imposteur” et de “menteur”. Le président du Mouvement pour le Trait-d’Union accuse le maire de Saint-Pierre d’avoir contribué à la défaite de Didier Robert aux Régionales. Il en veut pour preuve une majorité de votes pour Huguette Bello à Saint-Pierre au second tour. Une accusation portée aussi par un autre partenaire de l'ancien président de Région et candidat de Droite, Jean-Jacques Morel.
Contacté par Zinfos974, Michel Fontaine s’insurge : “Je pourrais vous dire que les attaques dont je suis la cible, ne sont pas dignes d’un candidat qui se présente à la noble fonction de parlementaire représentant les collectivités et leurs élus.”
De son côté, Patrick Lebreton qui participe à l’union de la Gauche menée par Huguette Bello, a insinué une proximité entre la Droite de Michel Fontaine et le camp d’Éricka Bareigts à cause d’une réunion de la maire de Saint-Denis dans la capitale du Sud.
Michel Fontaine réfute les accusations de rapprochement avec l’une ou l’autre Gauche : “Il s’agit de pure politique politicienne, qui tenterait de faire croire que je serais tantôt pour une opposition tantôt pour une autre. Sachez que mon seul camp est celui de la droite républicaine.”
Le maire de Saint-Pierre tacle par la même occasion Michel Vergoz, passé du PS au Centre-Droit, et sûrement aussi Patrick Lebreton, ancien socialiste devenu frondeur avant de créer son parti et de rejoindre l’alliance PLR-Progrès-FI : “Contrairement à ceux qui portent ces accusations, je n’ai toujours eu que la même carte d’un parti politique dans ma vie.”
Recentrer le débat
L’architecte de l’Union de la Droite et du Centre dont la liste a affirmé que la “mère des batailles” pour les sénateur élus sera de protéger les statuts de La Réunion déplore les commentaires et les attaques : “Par ailleurs, j’aurais préféré pour le bien de notre île que ces persifleurs expliquent aux représentants des collectivités locales quel est leur programme - quel est leur bilan - quelle est leur vision pour le développement de notre île”.
Michel Fontaine explique lui avoir travaillé pour La Réunion depuis le début de sa carrière politique : “Ce temps qu’ils gâchent, je l’ai utilisé pendant 20 ans pour développer ma commune, pour y aménager et créer 200 hectares de zones d’activités économiques couplé à la création de milliers d'emplois et la ville reconnue comme la plus dynamique.”
“Peut-être que s’ils en avaient fait autant, il serait moins utile pour eux de se prodiguer et pérorer devant les caméras pour tenter d’exister. La population mérite beaucoup mieux que ce triste spectacle auquel ils se donnent”, conclut-il.
Ses adversaires ont de nouvelles conférences de presse prévues en fin de semaine, reste à voir s’ils entendront ses conseils.


