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Scolarités courtes à La Réunion : 3.100 jeunes déscolarisés avant 18 ans

L'Insse a publié les résultats d'une étude menée sur la déscolarisation à La Réunion.

Ecrit par N.P. – le mardi 20 février 2024 à 15H13

Communiqué

À La Réunion, en 2020, les scolarités courtes sont plus fréquentes que dans l’Hexagone. C’est à 18 ans, à la sortie du lycée, que les écarts se creusent fortement : à cet âge, seuls 70 % des jeunes de l’île poursuivent leurs études, contre 83 % dans l’Hexagone. Sur l’île, ces scolarités courtes sont à peine moins fréquentes qu’il y a dix ans, mais les sorties du système scolaire sans diplôme se sont en revanche nettement réduites.

Pour les 3 100 jeunes déscolarisés avant leurs 18 ans, l’insertion professionnelle s’avère extrêmement difficile dans un territoire marqué par un chômage élevé. Parmi les 14 800 jeunes de 18 à 20 ans qui ont quitté le système scolaire tôt, au maximum trois ans après leur sortie du lycée, les trois quarts n’ont pas d’emploi. Il s’agit principalement de jeunes sortis sans diplôme, qui reproduisent souvent la trajectoire de leurs parents, de jeunes ayant un CAP-BEP ou un bac et de jeunes mères vivant dans leur propre logement. Parmi les jeunes qui travaillent, la plupart, notamment les jeunes hommes, restent vivre chez leurs parents.

Le mot du partenaire

La Région Réunion met l’éducation et la formation au cœur de sa stratégie en faveur de la jeunesse réunionnaise. Lutter contre les inégalités, favoriser la réussite et l’excellence des parcours scolaires sont les moteurs des actions de la collectivité, qui relèvent non seulement de ses compétences légales mais également de son volontarisme : gratuité des ressources pédagogiques numériques, de l’internat pour les élèves des cirques, des protections menstruelles, repas à un euro, etc. Le décrochage scolaire est une problématique majeure sur notre territoire. Les jeunes concernés rencontrent des difficultés avérées d’insertion professionnelle et d’accès à l’autonomie. À La Réunion, 41 000 jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi ni en formation et parmi eux, 4 sur 10 n’ont aucun diplôme. Face à ce fléau social, tous les acteurs locaux se mobilisent pour renforcer la persévérance scolaire et proposer aux jeunes qui ont abandonné le système scolaire des voies alternatives pour se redynamiser, se réorienter, se former, acquérir des expériences professionnelles et finalement trouver leur voie d’intégration professionnelle. Ce chemin est difficile et le diplôme reste le meilleur moyen pour s’insérer. La collectivité régionale s’est associée à l’Insee pour disposer de données actualisées sur les profils des jeunes qui quittent le système scolaire, et affiner les actions de politique publique en faveur de la persévérance scolaire et de l’accompagnement des jeunes qui ont décroché. Huguette BELLO, Présidente de la Région Réunion

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