Satanas & Diabolo

Tout est enjolivé pour nous offrir une course aussi palpitante que monotone comme le ronronnement d'une 2 cv, absolument convenue par des fous du volant, fléchée et au terminaison connu d’avance. Que le plus roublard encaisse la mise.
En tout cas, pour ce faire une chose est saisissante, c’est d’être soulagé de découvrir que nous allons avoir du choix les abstentionnistes n’auront plus d’excuses pour faire leur choix. Si, dans certains pays africains, la démocratie est clairement carnavalesque avec un seul candidat, au moins le pays lanterne de l’Humanité va encore se surpasser, ils vont pouvoir faire la surprenante démonstration de la robustesse de sa vie politique avec un franc carambolage de candidats sur le perron de l’Elysée.
Il est cocasse, sur la trouée, d’entendre parfois ces mêmes candidats exposer l’humilité devant la besogne à réaliser lorsqu’ils seront élus ; cette variété d’hypocrisie fait mollement pouffer : il n’y aurait pas un tel désordre si la soupe n’était si bonne dans cette auberge.
Il semble fort loin le temps où dédier sa vie à l’Etat et au bien être public, à la collectivité, symbolisait un sacrifice d’un héros, ou un sacerdoce. Tout éventaire à la Prévert actuellement qu’il forme plutôt du repos des belliqueux, mais avec des batailles très célestes où l’on ne risque irrémédiablement rien : vu qu’il est même possible d’avoir fait de la taule (avec sursis) et aménager malgré cela une tête de liste !
Car il s’avérerait donc une solide douzaine de candidats, au bas mot, qui s’ergoteront, au premier tour, le bulletin de l’électeur mouton moyen. Pour ma part, je vous encourage à utiliser le bulletin que je préconise dans ce billet en ouverture.
J’entends déjà les remarques acidulées de mes lecteurs humanistes hyperdémocrates jacobins, attristés d’un poujadisme aussi violent.
Je sais, que voulez-vous avec Cambronne le haïssable libéral ce n’est ni fin ni réellement drôle, mais, à vrai dire, cela soulage sur dans les virages.
avec ce privilégie d’être assez juste bien qu’un peu en dessous de la physique réalité concernant les sombres protagonistes qui vont se quereller dans les mois à venir.
Jugez par vous-même plutôt sur la liste qui, actuellement, s’établit ainsi :
- Besancenot, très vraisemblablement : ils auront besoin nécessairement d’un es pingouin pour sur représenter le Nouveau Parti Aphasique et toute la tribu des Attac et autres sectaires et il s’avère tout dénudé à se prendre une bonne piaffée monumentale au premier tour faut dire qu’il a de l’expérience pour monter en première ligne et il mérite largement. Allez comme pour vider un C160 transall Go , Olivier, go surtout oubli pas le parachute.
- Mélanchon, dont la présidentiabilité ne forgerait plus le moindre doute pour faire du bruit jusqu'aux bords des Balkans . La manœuvre est relativement évidente avec tous les déplacements jusqu’à la Réunion : le xénophobe Keynésien Jacobin assumé va nous ressortir les quatrains suintants sur le Parti Socialiste plein d’ultra-libéraux vendus à la solde de Wall-Street, histoire d’enquiquiner le queutard de DSK. Et si par le pur des hasard le candidat socialiste parvient au second tour, après trente millièmes de secondes d’hésitation théâtrale, il inclinera le revers du veston pour se rallier à la ligue pour porter un vrai message de gauche de la gauche ultra gauche gnagnagna dans un gouvernement d’union nationale gnignigni pour sauver la France et patati, et patata. Un grand classique des loosers socialistes .
La mongolienne Royal Air Farce oane ne restera pas comme la Vénus de Milo au musée Grévin trop vexée comme une armée de poux sur le dos d’un chameau en chaleur que les Français aient pu se laisser berner par le freluquet Nicolas il y quatre ans, parions qu’elle exigera de s’attribuer une vraie seconde chance de déclencher chez ses compatriotes quelques égrillardes poussées de désir d’un avenir avec elle à défaut d’adrénaline.
- Montebourg ne saura pas nous économiser. Il a déjà déployé les ailes de la vieille chaudière rouillée du Coucou Casse-Cou, qu’il en serait, on va devoir se le cogner. Enrichissions malgré cela qu’il sera hâtivement classé dans une boîte ou l’autre, nonobstant un petit portefeuille maroquin putatif.
La Tartine au Brie, spécialité fromagère de Lille ne dominera la puanteur d’un Vieux Boulogne, pas non plus pour fractionner à l’idée de s’exposer, mais parce qu'elle le vaut bien, et peu importe le vent avec les résultats des primaires qui s’annoncent déjà comme une bonne blague farce et attrape.
Ensuite, toujours à la gauche modérée une autre spécialité fromagère, de Corrèze celle-là, est dès maintenant dans l’épreuve le fromage français qui pue de Hollande se verrait déjà à l’Elysée parce que des crétins de journalistes ont bidouillé des sondages.
Et pour parachever avec un flan d’impudiques, l’on pourrait arguer le queutard DSK qui ne pourra plus se retenir encore trop longtemps vu que Anne se sent déjà dans la peau d’une première first lady . Assurément, avec tous ces laitages âpres de fermentation putréfiée, le Parti Socialiste s’apparente à une caricature d’un plateau de fromages dont tout présente qu’ils auraient tous dépassé leur date limite de consommation.
Une élection présidentielle ne serait rien sans la chambardement écologique d’un réchauffement climatique illusionniste. De ce côté aussi, nous sommes garni , pour débuter par l’écologiste venue du cercle polaire, Eva Jolly, qui s’enragea de réveiller chez l’électeur les nobles sensations d’inquiétude et de honte.
Nous ne savons pas si Cohn-Bendit l’es rouge s’exposera, mais tout semble indiquer qu’il serait aussi intéressé. Laissons-lui donc le bénéfice du doute, chose qu’il est d’ailleurs maître en la matière pour le semer un peu partout lorsque ça l’arrange.
Enfin, toujours dans les plaines vallées vertes, nous retrouvons miss Duflot dont les cris stridents de la belle verte , habilement évocateurs, ne manqueront pas d’évoquer la chasse à la baleine et ratons laveurs qu’elle doit — comme toute bonne écolo — condamner fermement au même titre que les centrales nucléaires, la chasse aux bébés phoques ou encore le massacre des oiseaux migrateurs traversant un champs d’éoliennes.
Oh, excusez-moi de mon indélicatesse, je m’apprêtais à oublier monsieur Nicolat le Hulot ! Vous savez le VRP en gel douche cancérigènes, avec son gros ventilateur au kérosène se lancerait lui aussi dans la course ! Indiscutablement, avec le désordre sur la composition du plateau de fromages qui puent socialistes coïncide le chuintement tohubohu éco-conscient pastèques talibans verts.
Nous déchoyons au Centre, et... là encore, nous nous trouvons sans le vouloir magistralement dans la Maison du Juste Milieu la surpopulation qu’aucune règle malthusienne ne s’avère pouvoir apaiser. Nous commencerons par le Béarnais Bayrou, proche du centre socialisme de gauche et du socialisme de droite. En usant du strapontin juste à côté du cellier.
Bien formellement, puisque c’est officiellement annoncé le pochtron Borloo pour servir l’apéro . Son compère Morin, établissant en surdoué Maitre d’hôtel pour servir la raison d'état du chef des lunchs, devrait se tenir flegmatique sauf à faire passer les rondelles de citrons à son patron. Mais rien n’est encore moins sûr.
De Villepin s’engagerait bien dans le trou de souris, s’il détenait suffisamment d’humilité pour soutenir la grosse vexation électorale qu’il ne manquera pas de se prendre s’il maintient son égo jusqu’au bout. On peut supposer que ses projets présidentiel de gauche Keynésienne, qui sont à cet homme ce que le point de croix et le macramé et broderies sont aux plaisantes petites vieilles indolentes, se couronneront qu’à générer un peu d’entropie supplémentaire dans ce merdier déjà hasardeux.
Il devra bien y avoir encore quelques lascars à droite, comme Ducon-Gnangnan gaulliste et d’autres clowns du même acabit, mais je les passerai pudiquement au registre des objets trouvé du mont de piété, comme, du reste, les éventuels petits prétendants folkloriques. Nous trouverons plus que probablement l’empereur Sarkozy 1er tant on voit mal disparaître sa magnificence, et son appétit de pouvoir à quelques mois d’en reprendre une bonne rasade, il faudra plus qu’un Waterloo pour l’effacer.
Enfin, Cruella Marine Le Pen parachèvera les hostilités en cendrillon outsider du bal des faux culs prétendants avec, aux antipodes de pas mal d’autres et selon des sondages à l’exactitude diabolique, de bons espoirs de finir au second tour, le tout à plus d’un an du scrutin, ce qui laisse prophétiser moult abrutissements, pas forcément agréables.
Comme on peut le découvrir, la France expose encore une fois la puissance de sa vie politique, et, surtout, l’appétit que provoquent les fumets d’une soupe de plus en plus reconstituante.
Cependant, avec ce genre d’accrochage à 12 mois de l’échéance, on se rend vite compte que toute cette fameuse (fumeuse ?) vie politique va être intégralement centralisée par ces anicroches, au préjudice intégral de tout le reste de l’action ordinaire des politiciens.
Certes, d’un côté, nous pouvons nous dire que lorsqu’ils arrêtent de se consacrer au pays, ils amoindrissent leurs retenues législatives. Mais là, comme il est question d’une course au mieux disant médiatique, nous pouvons inversement être sûr que ce sera, pendant les douze prochains mois à venir, une véritable dégringolade de bêtises parlementaires, de lois et de décrets tous plus intolérablement idiots les uns que les autres.
Pis encore pour l’infection : les institutions françaises, raides comme un seul homme vers l’échéance finale, s’acheminent pour se placer doucement en mode gestion durant un an type i["affaires courantes"]i, et plus aucune réforme, plus aucune adaptation à la conjoncture mondiale et aux événements imprévus ne sera possible.
Tout le monde s’observant dans l’optique des présidentielles, il n’y aura plus aucune décision courageuse, aucune remise en question, et surtout sans la moindre accommodation à ce qui nous attend pourtant inévitablement : à mesure que la crise (notamment sur les dettes souveraines) se fait plus précise, on se doit, au contraire, d’être le plus vif et le plus adaptable. Tout indique qu’il en sera exactement le contraire.
D’autre part, si nous passons en inspection la brochette de candidats à la gamelle dorée, nous nous rendrons vite compte que tous les programmes offerts seront fougueusement identiques : comme je le faisais finement remarqué dans un dernier billet, on connaît d’ores et déjà quelques points clefs de tous les programmes, avant même qu’ils soient écrits ; ils promettront et n’importe quoi, sauf le paradis, mais pourvu qu’ils rase gratis , au moins un bon progrès et des lendemains qui iront mieux.
Et nous aurons l’enfer : de l’écologie impuissante et humiliante, un jiu-jitsu entêté contre un réchauffement climatique pipométriquement variable anthropique, contre toute forme d’enrichissement personnel par le travail, contre toute forme de discrimination, finalement sans oublier toujours plus de bisous gentils contre les problèmes de sociétés divers et variés d’un assistanat pleurnichant , une distribution aspersion tous azimuts de l’argent gratuit qu’on a pas, et une explosion pléthorique de la dette parce qu’elle a le pouvoir d’atteindre le ciel pour boucher la couche d’ozone .
Vous l’aurez compris n’attendez pas la moindre réforme d’amplitude 9 nationale sur l’échelle de Richter, pas la moindre rigueur budgétaire pour nos élus pétant dans la soie, pas la moindre coupe étincelante ou seulement sombre pour des associations fantômes, aucun espoir d’un tsunami d’une prise de conscience de l’état général du pays et du sursaut libéral qu’il nécessiterait de produire pour se sortir du gouffre abyssal dans lequel ce pays est tombé.
J’exprime le mot gouffre et non d’ornière : sauf que visiblement, les Français en sont parvenus à un point de non-retour de détester haineusement le libéralisme bien qu’il n’existe nulle part, n’est appliqué par personne et n’est prôné par aucun.
Tout le monde indique la cible par « libéralisme » l’ennemi à abattre, et en enchaînement, tous veulent s’en écarter. Tous fabriquent du socialisme, et plus ça va mal, plus ils parviennent par accuser cet adversaire invisible fait d’ultra-libéralisme, de turbo-capitalisme et de néo-méchanceté abominable et méchante. Et vu que le libéralisme est l’émissaire de tous leurs maux (puisqu’il est calomnié dans toutes les bouches), la seule solution évangélisée est de fabriquer plus de socialisme.
Dans un cercle vicieux parfaitement huilé des poètes disparus, chaque pas additionnels nous rapproche inéluctablement dans une décontraction feutrée d’une société collectiviste despotique soviétisante et douillette, avec l’acquiescement de tout le monde. Les élites politiques qui ont si bien réussi leur travail de sape que tout le monde se rend bien compte que la situation va en s’aggravant mais chaque citoyen mouton lobotomisé, chaque contribuable accuse le grand manquant, le libéralisme.
Comme je l’ai souvent dit ici sur Zinfos974 , vous ne vouliez pas de libéralisme ?
Ça tombe bien, vous n’en aurez pas. Mais lui finira par vous envahir à l'insu de votre plein gré...
Suffit de voir l'humiliation et la vexation par le premier ministre Mauricien.
Cambronne


