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Sans casque, sous stupéfiants et alcool, il finit sous les verrous

Le tribunal judiciaire de Saint-Denis avait à juger ce lundi 23 septembre des faits de conduite sous stupéfiants et sous l'empire d'un état alcoolique. Le prévenu est un homme de 47 ans, bien connu de la justice pour des faits similaires datant de novembre 2023.
Ecrit par Régis Labrousse – le samedi 28 septembre 2024 à 16H12
La totale : il est contrôlé positif au cannabis, à l'alcool et roulait sans casque (photo d'illustration)

Il y a des jours avec et des jours sans. C'est ce que Henrio C. a dû se dire quand il a été interpellé par les policiers de Saint-André le 20 septembre dernier. La raison est qu'il circulait sur un scooter sans casque avec son neveu derrière lui. Faute à pas de chance ou pas, il est testé positif au cannabis et circule avec 1,12 g/l d'alcool dans le sang. "Je suis sorti de chez ma mère à vélo et mon neveu me suivait avec son scooter. Arrivé chez moi, j'ai insisté pour essayer son scooter", explique-t-il au président. Quelque peu désabusé, il ajoute : "J'ai fait juste un petit tour, c'est pour ça que je n'ai pas mis de casque. À cette heure-ci, il n'y a personne, pas d'enfants. Pas de chance, la police est passée", confesse-t-il au tribunal.

Outre la récidive de conduite sous stupéfiants et sous l'empire d'un état alcoolique, le prévenu a écopé de deux peines pour agressions sexuelles en mars et septembre 2024. Son casier judiciaire fait état de 7 mentions, il est sous le coup d'un sursis probatoire au moment des faits. "La première des obligations est de ne pas commettre de nouvelles infractions", lui rappelle le président avec vigueur.

 

"Vous aviez rendez-vous aujourd'hui chez le juge d'application des peines"

 

Le procureur, qui n'a pas perdu une miette de ses déclarations, lui rappelle qu'il a été condamné pour les mêmes faits à 8 mois de prison ferme en novembre dernier. "Vous aviez rendez-vous aujourd'hui chez le juge d'application des peines pour l'aménagement des 8 mois. Ils ont été mis à exécution, donc quoi qu'il arrive, vous allez en prison à l'issue de l'audience", ironise le parquet. "Il est en comparution à cause de ça, c'est un délinquant routier et sexuel. Il faut qu'il comprenne ce qu'il se passe, personne ne peut savoir s'il y aura un enfant ou pas", fustige le procureur qui requiert 6 mois de prison, la révocation de 6 mois d'un sursis précédent ainsi que son maintien en détention.

"C'était une mauvaise idée d'essayer ce cyclo", admet la défense, qui note qu'il n'y a eu "aucun accident ou autre à déplorer". La robe noire insiste sur le "gros soucis d'alcool" de son client, tout en ajoutant qu'il est "parfaitement inséré" avec un travail. Elle plaide pour une peine réduite sans révocation de sursis justifiant qu'il a été mis en prison dans ces affaires d'agressions sexuelles pour "protéger les victimes".

Après délibération, le président prononce une peine de 8 mois de prison, la révocation de 4 mois de sursis ainsi que le maintien en détention. "Il est hors de question que vous vous retrouviez encore dans cette situation, on vous l'a déjà dit trois fois", conclut le magistrat.

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