Sainte-Suzanne : Eddy Balbine livre sa “vérité” et dénonce des “manipulations”

Lors d’une conférence de presse et dans une vidéo diffusée jeudi, le candidat Eddy Balbine revient sur les négociations entre les listes à Sainte-Suzanne après le premier tour des municipales. Il accuse d'autres candidats de “manipulations” et affirme avoir tenté jusqu’au dernier moment un rassemblement. Malgré une quadrangulaire, il estime la victoire encore possible dimanche.
Dans une vidéo diffusée en début de soirée jeudi, Eddy Balbine remercie d’abord “les 1 758 électeurs qui m’ont fait confiance lors du premier tour”, avant de répondre aux critiques sur son maintien au second tour des élections municipales à Sainte-Suzanne.
Alors que certains lui imputent la responsabilité de la quadrangulaire face notamment à Frédéric Maillot, arrivé en tête dimanche, l’ancien directeur général des services (DGS) livre sa version des faits.
“Aujourd’hui, je veux rétablir certaines vérités et dénoncer des mensonges éhontés ainsi que des tentatives de manipulation. Je vais vous raconter exactement ce qui s’est passé entre dimanche soir et mardi après-midi”, déclare-t-il.
Une fusion envisagée avec Nadia Ramassamy
Selon Eddy Balbine, des discussions ont été engagées dès dimanche soir avec l’équipe de Nadia Ramassamy pour une éventuelle fusion des listes.
“Dimanche soir, mon équipe a pris contact avec l’équipe de Nadia Ramassamy, et nous avons envisagé une fusion”, explique-t-il.
La fusion n’aboutira pas. “Cette fusion n’a finalement pas eu lieu, puisque Madame Ramassamy nous a clairement indiqué, dès le lundi matin, qu’elle souhaitait se maintenir.”
Lors d’une conférence de presse plus tôt, il a précisé que l’accord aurait ensuite été conditionné à une exigence de la candidate: “prendre la tête de la liste”.
Une rencontre "cordiale" avec Frédéric Maillot
Toujours lundi matin, Eddy Balbine affirme avoir été sollicité par des proches de Frédéric Maillot pour une rencontre.
Une initiative surprenante, le candidat ayant mené campagne sur une ligne “tout sauf Maillot”.
“Par politesse et par respect des valeurs avec lesquelles j’ai été éduqué, j’ai accepté”, explique-t-il.
La rencontre se tient, mais sans suite : “Nous avons eu un échange cordial. Le projet a évolué, mais les choses ne se sont pas faites.”
Une "médiation" avec Alexandre Laï-Kane-Cheong
Eddy Balbine revient ensuite sur les discussions avec Alexandre Laï-Kane-Cheong, arrivé lui deuxième dimanche avec près de 20% des suffrages exprimés.
Dès dimanche soir, une fusion est évoquée. Une rencontre a lieu lundi matin.
“Nous échangeons pendant une à deux heures. Nous repartons sans accord. Il me dit alors : ‘Je reviens vers vous en fin d’après-midi’”, rapporte-t-il. Mais aucun retour n’interviendra, selon lui : “Je renouvelle un appel : aucune réponse.”
Une “médiation” est alors engagée et les discussions se poursuivent par téléphone jusqu’au mardi en fin de matinée.
"Du mensonge et de la manipulation"
Le candidat affirme avoir découvert que son interlocuteur avait déjà déposé sa liste en préfecture pendant les négociations.
“Pendant toute cette période de discussion, Monsieur Laï-Kane-Cheong avait déjà déposé sa liste dès le lundi. Et malgré cela, il continuait à me faire croire qu’il était prêt à trouver un accord de fusion”, affirme-t-il.
“Pour ma part, j’appelle cela du mensonge et de la manipulation”, clame Eddy Balbine.
Il évoque également “une manœuvre” pour compromettre son propre dépôt de liste. Il met au défi son adversaire : “Moi, je l’ai. Il est daté de mardi à 15 heures.”
Face aux critiques sur ses exigences mis en avant par l'équipe du leader de Croire et oser, il les place lui "à la hauteur de nos 1 758 voix" et affirme que la présence d’Olivier Dugain “n’a jamais été un frein aux discussions”.
“Pourquoi ce serait à moi de me retirer ?”
Arrivé troisième au premier tour, Eddy Balbine assume son maintien.
“Pourquoi ce serait à moi de me retirer ? Je voulais ce rassemblement, j’ai même attendu jusqu’au dernier moment”, se défend-t-il.
Il dénonce “des manipulateurs dans cette élection” et réfute toute responsabilité dans une éventuelle victoire de Frédéric Maillot. "Oui c'est un spectacle pitoyable mais ce n'est pas à cause de moi"
Il estime par ailleurs que le ralliement de Daniel Alamélou “était écrit”.
"8 000 personnes n'ont pas voté et 8 000 n'ont pas voté Maillot"
Malgré la configuration du second tour, Eddy Balbine affirme croire en ses chances de victoire.
Se présentant comme “le vrai changement” à Sainte-Suzanne, il met en avant ses compétences et appelle à la mobilisation.
“Il y a 8 000 abstentionnistes, et plus de 8 000 personnes qui n’ont pas voté Frédéric Maillot. Nous sommes reboostés, je crois en la victoire”, déclare Olivier Dugain, présentant le second tour "comme un premier tour à 4 listes contre 11 dimanche dernier".
Même position pour René Sotaca : “Nous sommes sur le terrain et dans la bataille jusqu’au bout.”
Eddy Balbine conclut : “Certains cherchent le pouvoir. Moi, je cherche des solutions. Je ne suis ni député européen, ni parlementaire national et je n’ai jamais été élu. Mais je suis un homme engagé, prêt à me battre pour les habitants de Sainte-Suzanne, car je veux être un maire de proximité.”


